Des arceaux décadenassés

Floréal Hernandez

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Un tiers des arceaux est monopolisé par des vélos ventouses.
Un tiers des arceaux est monopolisé par des vélos ventouses. — G. Varela / 20 Minutes

Des stickers ornent les selles de vélos accrochés aux arceaux du parking Austerlitz géré par Parcus. Ce n'est pas une nouvelle mode chez les fans de biclous, mais une incitation à les décrocher. « Ce vélo occupe cette place depuis plus d'un mois. Dans un mois, il sera retiré du parc à vélos », menace le sticker. Un autre autocollant indique la date de dépôt.

Enlèvement sous trois mois


Car Parcus s'est lancé dans une lutte contre les vélos ventouses. « Ils représentent environ un tiers des cycles garés, indique Franck Beyer, responsable des parkings Austerlitz (80 emplacements pour les vélos) et Sainte-Aurélie (420). Les parcs à vélos ne sont pas des caves bis. » Depuis deux mois, en accord avec la ville de Strasbourg, à qui appartiennent les parcs à vélos, le gérant peut désentraver ses arceaux.

Le remède face à ces sangsues à deux roues est simple et est déjà appliqué par Vinci dans les parkings Gare et Kléber. Les vélos cramponnés depuis trop longtemps se voient apposer lesdits stickers. Si, le mois suivant, le cycle n'a pas bougé, son cadenas est cassé et le vélo est entreposé dans un local de la Ville pendant un autre mois avant d'être donné à une association. La première opération doit intervenir début juillet.

« Pour récupérer son vélo, il faut justifier de sa possession », prévient Beyer. Clef du cadenas ou facture avec numéro de série font office de preuve. Une leçon de morale et une lecture du règlement intérieur du parc à vélos sont prévues.

Sur la voie publique, le problème des vélos ventouses ne se pose pas. « Ils deviennent vite des épaves », indique le service propreté. Chaque année, 400 vélos sont enlevés lors de quatre opérations. La prochaine doit se tenir début juillet.