Les surveillants manifestent sous les fenêtres du préfet

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Une vingtaine de gardiens de la maison d'arrêt de l'Elsau, lundi matin.
Une vingtaine de gardiens de la maison d'arrêt de l'Elsau, lundi matin. — G. Varela/20 Minutes

Ils dénoncent une « insécurité galopante ». Lundi matin, à l'appel de FO, de la CFTC et du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS), une vingtaine de gardiens de la maison d'arrêt de l'Elsau ont manifesté au centre-ville, devant les grilles de l'hôtel du préfet. Dans le cadre d'un mouvement national, ils revendiquaient notamment l'abrogation de l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui limite la possibilité de fouille à corps des détenus. Selon les syndicats, les surveillants travaillent dans un contexte « d'insécurité à la source de graves souffrances au travail ». D'autant qu'en trois ans, calculent-ils, « le nombre de détenus de la maison d'arrêt de Strasbourg est passé de 650 à 800 pour 400 places théoriques ». T.C.