Ils ouvriront les dimanches

Thomas Calinon

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Les épiciers ont eu gain de cause.
Les épiciers ont eu gain de cause. — G. Varela / 20 Minutes

C'est une première étape pour « faire face à une situation délicate », selon les mots de Roland Ries. Lundi, le conseil municipal a abrogé un arrêté de 1936 qui interdisait l'ouverture des commerces alimentaires le dimanche. Pendant longtemps, ce texte n'a pas été respecté. Mais « ce modus vivendi qui était fondé sur le divorce entre le droit et le fait a été rompu » par une récente décision de justice, a rappelé le maire.

CGT et CFTC manifestent


La solution retenue consiste à aligner les règles communales sur celles du Bas-Rhin, qui autorisent une ouverture durant 3 heures le matin. « Je souhaite que dans un second temps, on aboutisse à une solution consensuelle entre les organisations syndicales et patronales », a précisé Roland Ries. Mais la concertation a mal débuté. Vendredi soir, les syndicats ont quitté une première réunion et lundi, CGT et CFTC manifestaient devant le centre administratif. « Nous aimerions que les élus ne se précipitent pas, qu'ils prennent le temps d'écouter nos propositions, puisque ça fait deux ans que nous travaillons sur le sujet avec l'Institut du droit local, a plaidé Evelyne Isinger, de la CFTC. Nous sommes d'accord pour que les commerces alimentaires aient une tranche d'ouverture le dimanche, mais à condition qu'ils fassent moins de 120 m2 et que les salariés qui travaillent aient une rémunération à 150 % et un repos compensateur. »

A l'inverse, certains élus, à l'instar des épiciers, ont jugé que trois heures d'ouverture était une durée insuffisante. « On aura à peine le temps d'installer les étals qu'il faut déjà ranger », s'agace un commerçant. « J'espère qu'on arrivera très rapidement à cinq heures », a conclu Jean-Jacques Gsell. La délibération a été adoptée à l'unanimité moins une abstention.

■ « Début d'accord »

Jean-Jacques Gsell a affirmé qu'une réunion organisée lundi matin à l'Institut du droit local avait ébauché « un début d'accord sur l'augmentation des salaires et sur le repos compensateur ».