Quelques pistes pour désengorger les urgences

Thomas Calinon

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Au Nouvel Hôpital Civil. (Archives)
Au Nouvel Hôpital Civil. (Archives) — G. Varela/20 Minutes

«Soins en urgence : mode d'emploi. » Voilà le thème du débat public organisé le 12 juin par la Conférence régionale de la santé et de l'autonomie (CRSA), un organisme consultatif lié à l'Agence régionale de santé (ARS). Il s'agira notamment « d'éduquer au bon usage des urgences et des alternatives ».

Campagne d'information


« Le message, c'est qu'il ne faut pas aller tout de suite aux urgences, martèle Daniel Lorthiois, président de la CRSA. Il faut d'abord appeler son médecin traitant et, s'il n'est pas là, un répondeur indiquera quel autre numéro contacter. » Dans la foulée du débat, l'ARS lancera une campagne d'information. Il faut dire que les choses sont assez compliquées dans le Bas-Rhin, avec 3 numéros d'appel possibles : celui du centre 15, celui de SOS Médecins à Strasbourg et celui de la « permanence des soins ambulatoires » pour chaque secteur de garde… L'ARS a d'autres pistes pour désengorger les urgences. Elle teste un renfort de médecins libéraux pour assurer de nuit la régulation du Samu. Leurs compétences évitent des transports inutiles aux urgences. Un autre chantier concernera les établissements pour personnes âgées. Certains « n'arrivent pas à assurer la continuité des soins infirmiers les soirs et les week-ends », pointe Laurent Habert, directeur de l'ARS. Cela explique notamment l'évolution des passages des plus de 75 ans aux urgences à Strasbourg. Leur part est passée de 15, 6 à 20 % entre 2008 et 2012.

■ 10 % de bobologie

Selon l'ARS, la bobologie, soit le traitement aux urgences de pathologies qui ne nécessitent qu'une consultation de médecine générale, représente environ 10 % des 450 000 passages annuels.