La police déloge les squatteurs du 204

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La préfecture l'avait annoncé mardi : « Le squat du 204, route de Schirmeck sera évacué. » A 6 h 05 hier, 150 policiers, dont une compagnie de CRS, sont intervenus pour en déloger ses occupants. Après avoir investi le terrain, propriété du rectorat, certains pénètrent dans le préfabriqué situé dans la cour, d'autres s'attelant à défoncer à coups de bélier la porte du bâtiment principal. Pas de show médiatique, les journalistes présents sont tenus en retrait. « L'opération s'est déroulée dans le calme », vient vite déclarer Pascal Lalle, directeur départemental de la sécurité publique, qui informe que vingt-quatre personnes ont été découvertes dans le squat.

Dix-huit d'entre elles, dont six de nationalité française – les autres étant notamment originaires d'Europe de l'Est – sont vite relâchées et sortent au compte-gouttes, sacs et valises sous le bras. Les six autres, tous étrangers, sont embarqués au poste puis libérés après vérification de leur titre de séjour. Mais alors qu'ils évacuent certaines affaires des locaux, les policiers découvrent et interpellent en milieu de matinée un Irakien, un Libanais et un Marocain, cachés dans les combles du bâtiment et « vraisemblablement en situation irrégulière », dira plus tard la préfecture.

Selon Raphaël le Méhauté, son secrétaire général adjoint, « toutes les personnes laissées en liberté se sont vues proposer par la Ddass une solution d'hébergement d'urgence ». Dix-huit d'entre elles ont accepté et ont passé la nuit à l'hôtel. Les six autres ont préféré se débrouiller seules, mais ne sont pas près de remettre les pieds au 204, désormais soigneusement grillagé et en voie de démolition.

J. B.

La préfecture indique que la démolition du préfabriqué a débuté. Le bâtiment principal doit être rendu à l'état de ruine, avant d'être désamianté puis démoli. Le rectorat devrait ensuite vendre le terrain à la CUS.