Bizutage : l'Unef appelleà dénoncer les sévices

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L'Unef 67 souhaite briser la loi du silence. Le syndicat universitaire a lancé hier un appel aux étudiants victimes de « l'intégration », mais aussi à leurs familles et amis. Objectif : les inciter à dénoncer les séances d'humiliation qui ont lieu au cours de certaines soirées ou journées, organisées en guise d'accueil des élèves de première année. « Les écoles de commerces et certaines filières de l'université Louis-Pasteur sont les plus concernées, parfois avec une forme de caution de l'administration », note Thomas Risser, du bureau de l'Unef. Pour l'organisation étudiante, « le terme d'intégration a remplacé celui de bizutage, mais il recouvre en fait exactement la même chose ».

J. B.

La loi du 17 juin 1998 prévoit 6 mois d'emprisonnement et 7 500 e d'amende à toute personne ayant amené autrui, « contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de réunions liées au milieu scolaire ».