L'envoléedes icônes

Aurélie Marmu

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Mother-Minaret (2007).
Mother-Minaret (2007). — maïmouna guerresi

Des corps en lévitation avec des mises en scène décalées. La photographe Maïmouna Guerresi présente, dès jeudi, à la galerie Stimultania l'exposition «The Mystic Black Body». L'artiste italienne, qui vit entre Milan, Vérone et Dakar, a puisé son inspiration parmi les rites des Baye Fall du Sénégal, du wolof et du soufisme. Le résultat ? Des grands clichés dévoilant des portraits d'hommes et de femmes habillés dans des tenues traditionnelles.

Des dessins païens


A travers cette série de photos contemplatives, l'artiste convertie à l'Islam dévoile sa quête de spiritualité. Son astuce ? Installer ces personnages mystérieux comme des sculptures sur des socles invisibles grâce à un jeu de tissus imaginé par l'artiste. On adore cette impression d'apesanteur donnant un effet icône. Maïmouna Guerresi mixe les pratiques en ajoutant des dessins blancs aux motifs païens. Elle expose aussi d'autres photos surprenantes comme celle d'un homme de dos coiffé d'un chapeau façon masque. On adore l'univers délicat et poétique de la photographe.

Entrée libre. Jusqu'au 16 juin, à la galerie Stimultania, 33, rue Kageneck.