Les Strasbourgeois alignent les billets

Floréal Hernandez

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Yann Benedick a été particulièrement sollicité par ses proches pour obtenir des places pour le derby. (Archives)
Yann Benedick a été particulièrement sollicité par ses proches pour obtenir des places pour le derby. (Archives) — G. Varela/20 Minutes

La Meinau ne sera à coup sûr pas pleine pour le derby entre le Racing et Mulhouse, samedi. Pourtant, les joueurs strasbourgeois n'ont plus de places à donner. Familles, amis, connaissances, tout le monde les assaille. « C'est exceptionnel, exceptionnel !, insiste Jérémy Bahloul, le deuxième gardien du club. D'habitude, on me demande entre sept et dix places par match, là, j'en ai près de vingt-cinq. Elles viennent des potes qui ont entendu que c'est un gros match, des jeunes gardiens de la Robertsau que j'entraîne et qui, pour la première fois, veulent des places (sourire). »

Les Strasbourgeois n'arrivent pas à répondre à la demande. Or, il y a eu « un geste présidentiel », dixit l'attaquant Robin Binder. Marc Keller a fait passer le nombre de places attribuées à chaque joueur de quatre à six. Pour tenter de récupérer quelques places, Yann Benedick s'est tourné vers ses coéquipiers. « En général, il y a des places en trop. Pas pour le derby, note le milieu offensif qui a débuté à la FAIG. Plus aucun d'entre nous n'en a. » Lui a réservé son quota de places à ses parents, sa copine, sa sœur et son beau-frère.

D'ordinaire, le dernier recours consiste à se tourner vers leur coach, François Keller, ou vers l'intendant Guy Feigenbrugel. En vain pour samedi. « Eux aussi sont sollicités », rigole Bahloul. A l'entraînement, Pacho Donzelot a constaté «le retour de personnes qu'on ne voyait plus, des gens qui nous suivaient en National et qui commencent à revenir. C'est bon signe. Ça veut dire que l'affiche est alléchante et qu'on est dans la course à la montée. » D'ailleurs, certaines ont demandé des places au latéral droit.

Des demandes deux mois avant le derby


Joris Ursch a également distribué son lot de places. « Deux mois avant le match, j'ai eu les premières requêtes. Les premiers qui ont demandé ont été les premiers servis. » Aux autres, les joueurs du Racing répondent : « Désolé, je n'ai plus de places ». Pour samedi, le milieu originaire de Sessenheim n'en a même pas gardé une pour sa mère. « Je ne pense pas être dans le groupe. Et puis, c'est son anniversaire, elle ne viendra pas. » Par contre lui s'assoira dans les tribunes pour assister au match.