Une cellule mal surveillée

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Un simple « défaut de surveillance ». Par cette formule, le procureur de la République de Mulhouse, Régis Delorme, a expliqué le suicide par pendaison d'Yvan Keller, vendredi, dans une cellule du palais de justice de Mulhouse. L'homme venait d'être auditionné par un juge d'instruction « et son comportement n'a alors pas été celui d'une personne qui envisagerait de se suicider », a souligné le procureur. Lors de cet interrogatoire, Yvan Keller s'était accusé d'avoir commis une dizaine de meurtres au cours de cambriolages effectués en Alsace, Suisse et Allemagne. Des révélations prises au sérieux par Régis Delorme, pour qui il serait « prématuré de qualifier ces déclarations comme venant d'un mythomane ».

J. B.