Le vin : une passion de père en fils

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Les vendanges ont débuté hier, mais Guillaume Mochel préfère, lui, attendre que sèchent les grappes mouillées par la pluie. Le vin, ce jeune homme de 28 ans, est tombé dedans quand il était petit. En 2001, il est devenu le patron du domaine Frédéric-Mochel. Une entreprise familiale qui fabrique du vin depuis 1669 à Traenheim, joli bourg au nord-ouest de Strasbourg. « Ce sont surtout mon grand-père et mon père qui ont développé cette activité. Auparavant, nous avions des bêtes et des plantations, explique le vigneron. Mon grand-père a fait de la vigne la culture unique, et mon père a amélioré la vinification, la qualité et la commercialisation. »

Le domaine possède tous les cépages alsaciens sur dix hectares, dont une partie classée grands crus. Conditionnée sur place, la récolte annuelle est de 70 000 bouteilles. « Nous vendons surtout à des particuliers, à 70 % sur site. L'export représente 15 % et le reste va à la restauration. » Beaucoup de prestigieux restaurants de la région sont des clients réguliers. Pour sa cinquième campagne de vendanges, le jeune homme a embauché une quinzaine de saisonniers. Malgré la prospérité, son sourire se crispe lorsqu'on évoque les campagnes de lutte contre l'alcoolisme : « Nous sommes sous pression. Le vin est diabolisé. Pourtant, consommé avec modération, il n'a jamais fait de mal. C'est un symbole de convivialité et il fait partie de la culture de la région, voire du pays. Je ne comprends pas pourquoi l'Etat ne nous soutient pas davantage. »

Flora-Lyse Mbella

Elles ont débuté pour les AOC Alsace et les grands crus, à l'exception des appellations vendanges tardives ou grains nobles. La date légale d'entame de ces vendanges est fixée au 11 octobre.