Des assiettes décarbonées

Thomas Calinon

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Pâtes et lentilles figuraient au menu du jour à l'école Gutemberg.
Pâtes et lentilles figuraient au menu du jour à l'école Gutemberg. — G.Varela/20Minutes

Diviser par dix les émissions de gaz à effet de serre induites par un repas. C'est l'objectif atteint jeudi midi dans les 45 cantines scolaires de Strasbourg grâce à l'opération « Un repas bon pour ta planète », renouvelée une fois par trimestre. Au menu, des pâtes nappées d'une « bolognaise végétale » : lentilles, carottes sauce tomate et parmesan. De quoi garantir la « complémentarité protéique » des assiettées, dixit Michèle Kientz, diététicienne à la ville, attablée à la cantine de l'école Gutemberg, à la Montagne Verte.

La part de bio grimpe


L'absence de viande a une bonne raison. L'Alsacienne de restauration, qui s'est engagée à réduire de 3 % par an ses émissions de gaz à effet de serre pour décrocher le marché de la restauration scolaire, a réalisé un bilan carbone qui montre que la viande (veau, bœuf et porc en tête) a davantage d'impact que les déplacements des camions. « C'est dû aux méthodes d'élevage », explique Philippe Coffre, directeur de la cuisine centrale.

De manière générale, le credo dans les cantines est de manger bio et local. La part de bio dans les menus atteint aujourd'hui 40 % dans 18 restaurants, et 20 % dans les autres. « Et 60 % de nos produits bio viennent d'Alsace », annonce Eric Wolff, directeur général de l'Alsacienne de restauration. Assise à quelques mètres, Layna, 8 ans, juge « très bon » son repas sans viande. A-t-elle conscience qu'il est aussi bon pour la planète ? « Je le savais déjà », réplique-t-elle. Et comment donc ? « Ben ma mère, elle maîtrise. » Et tac !