Philippe Richert, orateur en rodage

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Philippe Richert. (Archives)
Philippe Richert. (Archives) — G.Varela/20Minutes

Philippe Richert (UMP) rode son discours. A moins de trois mois du référendum sur le projet de collectivité territoriale unique, fusionnant les trois conseils alsaciens, le président de la région a profité de ses vœux à la presse, mardi, pour dérouler les grandes lignes de son argumentaire, qui sera répété au cours de multiples réunions publiques. Il y met en avant deux sentiments, « la passion » et « l'enthousiasme », qu'il compte bien incarner car ils sont selon lui « le vrai secret du succès ».

« Raisonnablement optimiste »


C'est donc avec fougue et emphase qu'il évoque « une nouvelle ère de la décentralisation » et « un moment historique, crucial pour l'avenir de l'Alsace, qui est face à son destin ». Dramatisant l'enjeu, il questionne : « Est-ce que nous voulons nous donner les capacités de faire face au XXIe siècle ? ».

Dans le même temps, il tente de déminer le terrain sur les sujets les plus brûlants. La question du siège de la collectivité, qui oppose Strasbourg et Colmar ? «Tout n'est pas ficelé. Après le référendum, nous aurons encore deux ans pour peaufiner l'organisation ». Celle de la répartition géographique des emplois ?« On ne va pas tout regrouper. On a trois ou quatre bâtiments emblématiques, les personnels vont y rester ». Sur l'issue du scrutin, Philippe Richert se dit « raisonnablement optimiste », même s'il sait que « le challenge » de la participation – le projet doit être validé par au moins 25 % des inscrits – « n'est pas gagné ». W T.C.