Le Wacken baigne dans le succès

Loisirs Selon la ville, le nombre moyen d'entrées à la piscine serait supérieur à 600 par jour

Thomas Calinon

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Vendredi matin, 9 h 30, devant la nouvelle piscine nordique en plein air du Wacken. Le ciel est gris sombre, chargé d'humidité. Le thermomètre affiche un petit 2°. Malgré l'ambiance frisquette, le compteur fixé sur la façade de l'établissement indique que 55 nageurs se sont déjà jetés à l'eau à 28°, une demi-heure seulement après l'ouverture. « C'est la première fois que je viens, j'étais curieuse de voir comment ça allait se passer et je dois dire que c'est vraiment chouette d'aller à la piscine et de prendre l'air en même temps », sourit une jeune mère de famille, qui vient de nager 20 minutes.

Pas assez de place pour nager


Comme elle, de nombreux Strasbourgeois se pressent à la piscine du Wacken, qui a rouvert ses portes fin novembre. Pendant les vacances scolaires, « on a eu des moyennes de 600 à 700 entrées par jour et ce niveau se maintient depuis, ce qui signifie qu'un public d'initiés s'est approprié le concept », claironne Claude Froehly (PS), vice-président de la communauté urbaine en charge des sports.

« Nager en plein air me faisait un peu peur au début, mais en fait on n'a que la tête hors de l'eau, alors ça va », explique Flavien, 24 ans, dont c'est la deuxième visite. Il pointe un avantage du lieu : « Comme c'est neuf, c'est très propre ». « Les aménagements extérieurs et les équipements comme les cabines sont très réussis », renchérit Steve, 31 ans, ex-joueur de water-polo, qui nage 2 km tous les jours. « L'architecte a travaillé sur les parcours, les vues, les couleurs. Les espaces sont généreux et bien délimités », apprécie Natacha, 44 ans. Les habitués émettent quand même quelques bémols. « Les douches mixtes, ce n'est pas super », se plaint ainsi Steve. Et la forte affluence est parfois problématique, surtout le week-end. « A certaines heures, on ne peut plus nager », déplore Natacha. ■

■ Vers un élargissement des horaires

L'affluence est telle, indique Claude Froehly, que la mairie « va réfléchir à offrir davantage de créneaux, même si l'amplitude horaire est déjà importante, de 8 h à 20 h le lundi ou de 9 h à 21 h le vendredi par exemple ». En février, un test devrait être fait pour une nocturne par semaine.

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