Ceux qui ont un képi ont pris le train

©2006 20 minutes

— 

Lutter contre la délinquance et l'immigration clandestine : tels étaient les objectifs affichés d'une cinquantaine de gendarmes et de policiers ferroviaires déployés vendredi dans onze gares du Bas-Rhin et dans quatre trains sur les axes Strasbourg-Paris et Strasbourg-Lyon. Une opération d'envergure qui n'avait rien d'exceptionnel. « Toute l'année, chaque unité de gendarmerie du département effectue régulièrement de tels contrôles », explique le commandant de la compagnie de gendarmerie de Strasbourg, Marc Payrar.

Depuis les agressions dans le TER Nice-Lyon, le 1er janvier dernier, les forces de l'ordre ont pour consigne de multiplier ce genre d'interventions. Une mission qui entre dans le cadre de leurs activités de sécurisation, comme le précise le lieutenant Jean-Marc Rémy : « Les fauteurs de troubles que nous recherchons dans les gares et les trains sont souvent les mêmes que nous allons retrouver dans les milieux périurbains. C'est à nous de créer l'insécurité pour eux », ironise-t-il.

Bilan de la journée, plutôt maigre : une seule interpellation pour 450 contrôles d'identité. Contrôlé entre Strasbourg et Saverne, un Camerounais n'ayant pu présenter ses papiers a été conduit à la gendarmerie de Strasbourg avant d'être relâché, après vérification de son statut. Depuis le mois de janvier, 27 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées dans le département contre 18 l'an passé à la même période.

Philippe Wendling

Trente plaintes ont été déposées depuis le début de l'année dans le Bas-Rhin pour des affaires s'étant déroulées dans un train. Les trois quarts concernent des vols de cartes bleues ou de portables.