La mémoire immortalisée

Alexia Ighirri

— 

Nathalie Dolhen a saisi un habitant, un objet symbolique et son logement.
Nathalie Dolhen a saisi un habitant, un objet symbolique et son logement. — G.VARELA / 20MINUTES

Ils ont résidé au 75, place Buchner et au 21, boulevard Ronsard. Les habitants de ces immeubles, démolis dans le cadre de la rénovation de Hautepierre, sont les vedettes du travail effectué par l'association Horizome, rendu public ce mercredi et jeudi (lire encadré). A travers deux documentaires, « A chantier ouvert » et « Echos 75 et échos 21 », accompagnés d'une vingtaine de photographies, les artistes Hervé Roesch et Nathalie Dolhen ont souhaité immortaliser la mémoire et le ressenti de ces Strasbourgeois sur leur relogement.

Des entretiens anthropologiques
« Sur chaque châssis, j'installe des photos de l'habitant, d'un objet symbolique et d'une vue de l'appartement », explique Nathalie Dolhen, qui souhaitant faire « un travail sur l'intime ». Les créations artistiques sont basées sur une dizaine d'entretiens menés par les anthropologues Barbara Morovich et Camille Chan avec les habitants de ces deux immeubles. « Le questionnaire portait sur leurs vécus et celui de leurs familles, raconte Barbara Morovich. Certains sont des réfugiés politiques qui trouvaient leur logement sécurisant. D'autres y sont nés et en gardent un souvenir joyeux, bien que conscients de la dégradation du bâti. »

Pratique

Les photos et vidéos seront visibles en continu mercredi et jeudi, de 14 h à 19 h, au théâtre de Hautepierre, place André-Maurois.