La rénovation thermique encouragée

Alexia Ighirri

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Pour sa maison, Jean-François Wolff de Souffelweyersheim a obtenu 8 000 € d'aides.
Pour sa maison, Jean-François Wolff de Souffelweyersheim a obtenu 8 000 € d'aides. — G.Varela/20Minutes

C'est l'heure du bilan à mi-parcours. Actuellement, 142 propriétaires alsaciens participent au programme « Je rénove BBC », (bâtiment basse consommation) lancé en 2010 par la région, EDF, Electricité de Strasbourg, soutenus par l'Ademe* et les professionnels du bâtiment. L'objectif : rénover 500 maisons individuelles dans la région, selon les standards de la basse consommation. Histoire de diviser, en moyenne, par cinq la consommation d'énergie. « Le seul fait de s'attaquer au logement neuf ne va pas suffire, il faut accélérer le mouvement », argue Claude Livernaux, directeur régional de l'Ademe. Pour motiver les propriétaires à rejoindre le dispositif, les partenaires les guident : « L'accompagnement est un élément très important », estime-t-il.

Jusqu'à 19 000 € d'aides
Surtout, les partenaires financent une partie de l'assistance à la maîtrise d'ouvrage et l'isolation de la maison. L'aide financière peut monter jusqu'à 19 000 €. « L'avantage c'est qu'on ne s'arrête pas en cours de route ! », confie Nicolas Bonel, propriétaire à Muhlbach-sur-Bruche. Pour la rénovation de sa maison (123 m²), il a touché 12 000 € d'aides financières pour un coût total des travaux estimé à 130 000 €. Souhaitant faire des économies d'énergies, Jean-François Wolff de Souffelweyersheim, a lui aussi participé au dispositif « Je rénove BBC ». Sa maison, pour laquelle il a obtenu environ 8 000 € d'aides (sur 49 000 € de travaux), est terminée depuis le début d'année. « J'avais en prévision de refaire la toiture et la façade. Mais je ne me serais pas lancé seul, raconte-t-il. On a presque déjà divisé par deux la facture de chauffage. Mais c'est surtout au niveau du confort que l'on est très satisfait. Il n'y a plus de courant d'air et plus aucunes parois froides. » Reste « que la maison est un lieu de vie » et qu'après le défi de la rénovation thermique vient « le deuxième, celui des comportements », pointe le directeur régional de l'Ademe.