Le casse-tête du logement étudiant

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« Mon premier critère de choix, c'est le montant du loyer », précise d'emblée Anne-Rose, étudiante à Strasbourg en BTS économie sociale et familiale. Comme nombre de ses homologues, elle est actuellement à la recherche de la perle rare pour la rentrée universitaire : un logement à moins de 400 e par mois, charges comprises. Dans ce but, Anne-Rose est prête à s'éloigner du centre-ville ou à recourir à la colocation. Car les quartiers proches des facs et du centre-ville sont devenus hors de prix. Selon Maryline Komar, conseillère en logement à la mutuelle étudiante MGEL de Strasbourg, « il faut compter de 320 à 350 e hors charges pour une vingtaine de mètres carrés à l'Esplanade et au Neudorf. C'est encore plus cher à la Krutenau, dans le quartier des Quinze et au centre-ville avec des loyers qui montent parfois jusqu'à 460 e. » Et même lorsque l'on est en mesure de débourser de telles sommes, on est rarement seul sur un logement et pas à l'abri d'une déception : « J'ai visité un T1 pour lequel nous étions une quinzaine de candidats, raconte Anne-Rose. J'ai vu aussi un appartement de 16 m2 à 350 e sans les charges, dans lequel la peinture des murs s'écaillait. » Pour Yannick Schmitt, président de l'Afges, principale association étudiante de Strasbourg, l'état de certains logements n'est pas l'unique problème : « Certains propriétaires refusent de louer à des étudiants, pensant qu'ils ne payent pas leurs loyers et dégradent les appartements. » De tels cas restent heureusement rares. Au service logement de la MGEL, Maryline Komar note moins d'abus et une hausse globale de l'offre d'appartements anciens rénovés. Ludovic Meignin

infos Les mutuelles étudiantes MGEL et LMDE disposent d'un service logement (www.mgel.fr et www.lmde.com). Et l'Afges publie un guide de la colocation, disponible dès le 4 septembre à son siège de la Gallia.