Les gynécologues alsaciens jugés trop chers

Alexia Ighirri

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Le Pr Israël Nisand s'inscrit en faux.
Le Pr Israël Nisand s'inscrit en faux. — G.VARELA/20MINUTES ARCHIVES

Avoir recours à un gynécologue sans dépassement d'honoraires dans la région, c'est mission impossible. Voilà l'un des messages du volet alsacien de l'étude nationale d'UFC-Que Choisir sur l'accès aux soins. Présentée mercredi, elle s'appuie sur les aspects géographique (30 à 40 minutes de trajet constatés) et financier (dépassements d'honoraires) pour pointer les « déserts médicaux » du territoire*.

« Il y a une vraie difficulté »
« ça ne veut pas dire qu'il n'y a personne, mais qu'il faut se déplacer et ouvrir en grand le portefeuille », préviennent Jean-Jacques Botte et Eric Haeffele, présidents de l'UFC-Que Choisir 68 et 67. Selon eux, il y a bien une fracture sanitaire, surtout au niveau des gynécologues. Dans le Bas-Rhin, « le chiffre explose si l'on veut se soigner sans dépassements d'honoraires : 74 % de la population vit alors dans un “désert”.» « Il y a une vraie difficulté. Strasbourg est la 2e ou 3e ville en termes de dépassements, concède le Dr Alexandre Feltz, adjoint strasbourgeois à la santé. Heureusement que des médecins généralistes s'engagent à faire les frottis et le suivi des grossesses ». Mais le Pr Israël Nisand, chef du département de gynécologie au CHU de Strasbourg, s'inscrit en faux : « L'Alsace est l'une des régions les mieux dotées avec pas mal de gynécologues en secteur 1 (tarif qui sert de base au remboursement). Et à l'hôpital, il est possible d'avoir une consultation publique pour 2,35 € .»

peu d'ophtalmos

Si la situation est convenable dans le Bas-Rhin pour les généralistes et les pédiatres, celle des ophtalmologistes est préoccupante : jusqu'à 36 % de la population vit dans un « désert ophtalmologique ».