Verdi en version son et lumière

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Marko Letonja aux commandes.
Marko Letonja aux commandes. — d.R.

L'adjectif est souvent galvaudé. Ici, « exceptionnel » est le premier mot utilisé par Marc Clémeur, le directeur de l'Opéra national du Rhin, pour caractériser le concert consacré au Requiem de Verdi dans l'enceinte du Zénith de Strasbourg ce soir. « Nous avons placé la jauge à 8 000 personnes, et nous avons de fortes chances d'y parvenir. En termes de comparaison, la salle a été limitée à 2 800 places pour la venue de Norah Jones… »
La musique classique dans un Zénith, c'est tout simplement du « jamais-vu, et sûrement pas avec cette qualité-là. De grands concerts, de grandes tournées, il en existe, mais avec des musiciens de seconde zone qui ont besoin de jouer. De notre côté, il y aura trois chœurs, soit 160 choristes, 100 musiciens et quatre solistes qui exercent à la Scala de Milan ! »
Le concert sera sans nul doute « très spectaculaire. C'est un Requiem, ça peut effrayer, mais c'est avant tout Verdi. C'est une messe pour les vivants ! » Et pour l'illustrer, sous la direction de Marko Letonja, une mise en lumière a été imaginée. « Il fallait utiliser ce lieu, poursuit Marc Clémeur, toujours aussi volubile. Ne pas être académique, parce qu'après tout, réaliser ce spectacle à cet endroit, c'est d'abord pour aller chercher un nouveau public. On peut rassembler 1300 personnes à l'Opéra, on veut aller au-delà. » En début de semaine, il restait des places, mais le Zénith devrait afficher complet, ou presque. La preuve de la vivacité de la musique classique.S.R.