Wimbledon: Des courts plus dangereux que d'habitude? «Not at all», répond l'organisation

TENNIS Plusieurs joueurs ont dénoncé des courts en mauvais état après la blessure de Mattek-Sands...

J.L. avec AFP

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La juge arbitre prend des photos du court n°18 lors du match de Mladenovic.
La juge arbitre prend des photos du court n°18 lors du match de Mladenovic. — Alastair Grant/AP/SIPA

Les organisateurs de Wimbledon ont balayé vendredi les critiques concernant l'état des courts en herbe, sujets à controverse après des plaintes de joueuses, en expliquant qu'ils «ont été préparés selon les mêmes normes drastiques que les dernières années». «L'herbe est une surface naturelle et c'est normal qu'il commence à y avoir de l'usure au niveau des lignes de fond de court au bout de quatre jours de tournoi», ont réagi les organisateurs.

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Le court N.18, où le Français Nicolas Mahut et l'Américain John Isner ont disputé le match le plus long de l'histoire en 2010 (11h05, 70-68 pour Isner au 5e set), est celui qui a suscité le plus de plaintes. «La juge-arbitre a pris des photos du court: c'est de la terre, il y a plein de trous, de bosses», a raconté jeudi la Française Kristina Mladenovic, après sa défaite contre l'Américaine Alison Riske, en précisant qu'elles avaient toutes deux demandé à changer de terrain. En vain.

Kristina Mladenovic, le 6 juillet 2017 à Wimbledon.
Kristina Mladenovic, le 6 juillet 2017 à Wimbledon. - Alastair Grant/AP/SIPA

La Suissesse Timea Bacsinszky avait aussi critiqué l'état de ce même court mardi après son succès contre la Portoricaine Monica Puig, championne olympique: «Je suis déçue de la qualité de l'herbe cette année, surtout sur le court N.18. Je ne dis pas qu'il est dangereux mais c'est seulement le deuxième jour du tournoi et le gazon est déjà ruiné.»

Sur le court N.17, l'Américaine Bethanie Mattek-Sands s'est blessée au genou droit jeudi et a été contrainte à l'abandon face à la Roumaine Sorana Cirstea. Alors que la N.1 du double dames subit des examens complémentaires, son adversaire n'a pas accablé le terrain. «Nous savons tous que l'herbe est plus dangereuse que les courts en dur ou que la terre battue. Mais ce qui est arrivé aujourd'hui (jeudi), c'est de la malchance. Cela aurait pu arriver à n'importe qui», a-t-elle estimé.