Roland-Garros: «J’ai fait une demi-finale avec sa blessure, mais il a bien fait d’arrêter », Nadal est vraiment un surhomme

TENNIS l’Espagnol n’a jamais paru aussi fort à Paris…

J.L.

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Rafael Nadal, le 7 juin 2017 contre Carreno-Busta.
Rafael Nadal, le 7 juin 2017 contre Carreno-Busta. — https://www.lequipe.fr/Tennis/TennisTableauTournoi1552.html

De notre envoyé spécial,

Une preuve pour commencer que l’Espagnol, qui n’a jamais semblé aussi loin devant la concurrence, ne fait pas vraiment le même sport que les autres. On lui demande des nouvelles de son compatriote Carreno-Busta, obligé d’abandonner contre lui au début du 2e set. Rafa détaille : « Il a senti une douleur aux abdos sur un jeu de service, c’est sans doute une petite déchirure. Je m’étais fait la même chose avant l’US Open en 2009. Bon, comme ça ne gêne que pour le service et pas vraiment pour le reste, j’avais joué et j’avais perdu en demies contre Del Potro. Mais la déchirure était passée de 7mm à 27mm, c’était un peu stupide de ma part. Je pense qu’il a bien fait d’arrêter ».

Sous-entendu, quand même. Rafa est un surhomme sur le circuit. Conséquence indirecte, voilà le nonuple vainqueur qualifié pour les demi-finales après le parcours le plus facile de son histoire parisienne : 22 jeux concédés, moins de 8h passées sur les courts, même en 2008, quand il avait écrasé la quinzaine, les statistiques n’étaient pas aussi favorables. « Je n’ai rien à faire du nombre de jeux que je perds, l’important c’est d’être là où j’en suis, profiter au mieux du tournoi le plus important pour moi. On peut toujours fouiller pour trouver des records mais à la fin, on s’en fiche. Je joue bien, je suis en demi-finale, c’est le principal ». Tout tombeur de Djokovic qu’il est, on souhaite bien du courage à Thiem pour perturber la machine espagnole vendredi.