Roland-Garros: «Ce n’est pas comme si j’avais perdu ma meilleure amie », Mladenovic en remet une couche sur Garcia

TENNIS Episode 56 du meilleur feuilleton sportif de la quinzaine...

J.L.

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Mladenovic et Garcia en double en Fed Cup le 17 avril 2016.
Mladenovic et Garcia en double en Fed Cup le 17 avril 2016. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

De notre envoyé spécial,

Appelez-la la snipeuse du Lenglen. Quand elle n’est pas sur le terrain à rouler sur le monde, Kristina Mladenovic prend encore le temps d’écrire une chronique pour un site sportif basé à Dubaï. Un long roman où elle revient notamment sur sa relation compliquée avec Caroline Garcia, son ancienne coéquipière sur le circuit en double et aussi en équipe nationale. On y apprend qu’au final, c’est moins la décision de Garcia de ne pas jouer la Fed Cup qui l’a déçue, mais la façon cavalière dont elle lui a annoncée qu’elle arrêtait de jouer le double avec elle sur les grands tournois.

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Mladenovic raconte ainsi une scène lors du tournoi d’Indian Wells, où les deux filles se sont croisées en salle de récupération (dans un bain glacé, lol). « Elle m’a demandé pourquoi j’étais froide avec elle. Je lui ai répondu que j’étais très déçue qu’elle m’ait envoyé un pauvre texto pour me dire qu’elle arrêtait le double après tout ce qu’on avait accompli. J’aurais compris n’importe quelle raison qu’elle m’aurait donné pour arrêter notre collaboration, poursuit-elle. J’aurais été d’accord et j’aurais respecté. Mais elle n’a pas eu le courage ou les valeurs humaines de me parler en face-à-face et me dire : écoute Kiki, j’ai ces objectifs, je veux stopper pour cette raison ».

Et la Française d’en remettre une couche sur son manque de complicité avec Garcia, même quand tout allait bien sur le terrain. « Nous étions totalement différentes, c’était comme si nous avions joint nos forces uniquement pour les matchs, pas même les entraînements -et rarement juste pour l’échauffement parce que nous étions toutes deux concentrées sur nos simples. Hors du tennis, nous ne sommes jamais allés dîner ensemble, nous n’avons jamais fait de shopping ensemble ou ce genre de choses parce que nos centres d’intérêt sont différents. Donc, d’un côté, je n’ai pas perdu grand-chose parce que ce n’est pas comme si ça avait été ma meilleure amie et que je lui parlais de tout dans ma vie ». Suite de la telenovela en fin d’après-midi sur le Central, où Garcia défie une autre Française qui lui veut du mal, Alizé Cornet. On compte les heures.