Roland-Garros : « Je l’ai amené au bout du bout », Benneteau nous a offert la première émotion de la quinzaine

TENNIS Le vieux grognard tricolore a offert le premier gros combat du tournoi face à Lucas Pouille…

J.L.

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Julien Benneteau a fait vibrer le Chatrier.
Julien Benneteau a fait vibrer le Chatrier. — Christophe Ena/AP/SIPA

De notre envoyé spécial,

Premier moment chialance dimanche sur le Chatrier, avant, peut-être, l’explosion de larmes pour les possibles adieux de Paul-Henri Mathieu lundi. Dans le très dur depuis maintenant deux ans, Julien Benneteau, qui avait abandonné la semaine passée à Bordeaux à cause de l’aine qui lui pourrit la vie depuis des mois, a offert au Central une résistance magnifique face à Lucas Pouille, pourtant largement favori.

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Le 12e joueur mondial s’en est sorti en cinq sets (7-6, 3-6, 4-6, 6-3, 6-4), mais c’est bien son aîné qui a récolté la plus belle ovation d’un public jusqu’alors partagé, lui faisant même couler quelques larmes.

« J’ai bientôt 36 ans, et quand le public vous remercie comme ça… c’est pour ça que je joue au tennis, même si la déception sera grande dans quelques heures. J’ai l’expérience des cinq sets et je savais que je tapais bien la balle. C’est le privilège de l’âge, plus on joue, mieux on joue. J’arrivais sans pression sur un grand court, contre un joueur cent fois mieux classé que moi, j’utilise ça pour jouer juste et l’’amener au bout du bout du bout… c’est ce que j’ai fait mais pas jusqu’à la fin ».

C’était un beau moment, et l’(ex) pilier du double tricolore en Coupe Davis, littéralement mort de fatigue, n’a pas oublié d’avoir un petit mot pour Lucas Pouille : « Quand il revient sa frappe n’est plus la même, elle est libérée, ça se sent très vite contre un joueur de ce calibre. Au début, Je sens dans son jeu qu’il est tendu, parce que visuellement, il montre pas grand-chose. Il est jeune, deux jours de repos, je ne pense pas soit entamé pour la suite. Je lui souhaite d’aller loin ».