Roland-Garros: Benjamin Bonzi, trop mauvais pour s’entrainer surplace, mais assez bon pour passer un tour

TENNIS On tient notre premier héros français de la quinzaine...

J.L.

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Benjmain Bonzi, le 28 mai 2017 à Roland-Garros.
Benjmain Bonzi, le 28 mai 2017 à Roland-Garros. — François-Xavier MARIT / AFP

De notre envoyé spécial,

Moment choupinou tout plein dimanche dans les entrailles du Court Central. Après sa première victoire en Grand Chelem, Benjamin Bonzi fait sa première conférence de presse en si grand comité. Il était déjà tout surpris d’obtenir une wildcard pour le tableau principal, alors qu’un sésame pour les qualifications aurait déjà été inespéré : « Tout est allé très vite depuis quinze jours. Ça a été une grosse surprise, j’avais postulé pour les qualifs, j’aurais déjà été très content de l’avoir, il a fallu me préparer en fonction, surtout physiquement, il faut être prêt à tenir 5 sets, je n’ai pas l’habitude ».

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Le Français a d’ailleurs eu le mérite d’être plus solide que son adversaire dans ce domaine. Medvedev est un bel espoir de ce jeu, mais sur le court n°2, il a explosé avant la fin, et a préféré abandonné à 3-1 contre lui dans le 4e set. Bonzi, lui aussi au bord du gouffre, en revient difficilement : « Je pensais que ce serait pire que ça au niveau du stress. C’est un rêve de gosse, tous les joueurs français rêvent de jouer ce tournoi et de vivre des choses énormes ici, j’ai la chance de le vivre aujourd’hui ». C’est un petite revanche aussi, même si le jeune homme a l’élégance de ne pas en rajouter. Passé par la filière fédéral comme tous les ados à fort potentiel, il n’a pas fait de vieux os au CNE… à Roland-Garros, prié d’aller voir ailleurs au bout de quelques mois à cause « d’un classement insuffisant ».

L’aventure aura du mal à durer plus longtemps, à moins d’un exploit gigantesque au tour suivant contre Ramos-Vinolas. « je pense que ça va être compliqué, essayer de jouer relâché sans pression, je vais faire de mon mieux ». Peu importe, le garçon a déjà donné raison sans le vouloir au président de la FFT dans la (petite) polémique qui l’oppose à Paul-Henri Mathieu, obligé de passer par les qualifications.