Roland-Garros: «On est fatalistes», «comment on se fait rembourser?»... Alors le public, comment on vit les matchs annulés?

TENNIS La pluie a empêché le déroulement des rencontres...

Romain Baheux

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Les spectateurs quittent Roland-Garros après l'annulation des matchs le 30 mai 2016.
Les spectateurs quittent Roland-Garros après l'annulation des matchs le 30 mai 2016. — Alastair Grant/AP/SIPA

A Roland-Garros,

« Je m’étais fait une joie de voir Djokovic. A la place, j’ai bu des cafés sous la pluie. » Trois heures après ses premiers pas dans l’enceinte de Roland-Garros, Serge fait déjà demi-tour, dans le sillage de milliers d’autres spectateurs. Quelques instants plus tôt, peu après 14h, la nouvelle que tout le monde craignait dans les allées du tournoi vient d’être officialisée :  les averses ont eu raison de l’ensemble des matchs de la journée, une première depuis déjà un 30 mai, en 2000.

« On est fatalistes, on ne peut pas faire grand-chose contre la météo, glisse Nicolas, croisé dans une coursive sous le Central. Bon du coup, on peut se faire rembourser les billets ? » Evidemment. Comme le réglement du tournoi le stipule, les spectateurs ont le droit de récupérer intégralement le montant investi dans leur ticket s’ils voient moins d’une heure de tennis.

« Ça fait quand même une journée de congés perdue, s’agace Mathieu. Et puis, je comprends qu’ils aient voulu attendre le plus longtemps possible pour voir s’ils pouvaient programmer un match, mais c’est un peu fatigant de voir les reports s’enchaîner toute la matinée. En plus, on est bloqués ici car si on sort du site, on ne peut pas y entrer à nouveau. »

Quelques mètres plus loin, on se fait interpeller par Jaroslav, venu de République tchèque avec son épouse. « Mais notre billet, il sera valable demain [mardi] ? » Non, désolé. Mais vu le temps désastreux annoncé sur la capitale par Météo France, pas dit que ce soit si important.