Roland-Garros: Si Richard Gasquet a sorti Nishikori, c'est en partie grâce à la pluie

TENNIS Le Français s'est qualifié pour les quarts de finale pour la première fois de sa carrière dimanche...

Romain Baheux

— 

Richard Gasquet après sa victoire contre Kei Nishikori à Roland-Garros le 29 mai 2016.
Richard Gasquet après sa victoire contre Kei Nishikori à Roland-Garros le 29 mai 2016. — MARTIN BUREAU / AFP

A Roland-Garros,

Oubliez tout ce qu’on a dit sur l’urgence de construire un toit sur le Central de Roland-Garros. Lancez une pétition pour que la Fédération française de tennis renonce à ce projet. Ce qui justifie notre retournement de veste ? Avoir vu sous Richard Gasquet renaître grâce à la pause pluie survenue dans un premier set mal embarqué  pour se payer Kei Nishikori (6-4, 6-2, 4-6, 6-2) et s’offrir son premier quart de finale Porte d’Auteil.

Ballotté par le Japonais, le Français semblait tout faire pour nous convaincre de l’existence de cette malédiction des huitièmes, cap qu’il n’avait jamais réussi à franchir lors des quatre précédentes tentatives à Paris. « Je jouais lentement, j’étais loin de ma ligne, ça n’allait pas, résume Richard Gasquet. Mon entraîneur (Sergi Bruguera) a profité de l’interruption pour hausser le ton, m’a dit que je jouais mal et m’a demandé de changer de stratégie. »

« Il ne faisait rien, lance le technicien espagnol, double vainqueur de Roland-Garros. J’ai senti qu’il était inquiet, donc on a parlé et je lui ai dit d’oser davantage, d’être plus offensif. Et là, il a recommencé fort d’entrée. » S’en suit un débreak du tricolore, puis une démonstration de revers et d’amortis uniquement interrompue par une troisième manche plus équilibrée et remportée par le sixième joueur mondial.

« Cette pause a été un moment important de cette partie, décrit Gasquet. Grâce au gain du premier set, j’ai repris confiance et j’ai joué libéré ensuite. » Tout écossais soit Andy Murray, on se satisfait des averses sur la capitale annoncées par Météo-France pour le quart de finale mardi.