Roland-Garros: «J'avais une jambe de bois», Alizé Cornet répond à son adversaire qui a refusé de la saluer

TENNIS La Française a énormément souffert avant de se qualifier pour le troisième tour...

R.B.

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Alizé Cornet à Roland-Garros le 26 mai 2016.
Alizé Cornet à Roland-Garros le 26 mai 2016. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

A Roland-Garros,

Une belle victoire mais un joli vent. Qualifiée pour le troisième tour de Roland-Garros en trois sets contre Tatjana Maria (6-3, 6-7, 6-4), Alizé Cornet n’a trouvé personne de l’autre côté du filet lors de la traditionnelle poignée de main. C’est devant la chaise de l’arbitre que l’Allemande, visiblement très remontée, l’a incendiée, lui reprochant de s’être fait masser en début de troisième manche et de casser le rythme de la rencontre par la même occasion.

« Je n’ai pas choisi d’avoir des crampes à la jambe droite et de ressentir une douleur à la gauche, a riposté la Française en conférence de presse. J’avais une véritable jambe de bois, je me suis demandé à quel moment j’allais pouvoir remarcher. Je n’ai pas le droit de faire soigner mes crampes et je n’ai fait que soigner ma jambe gauche douloureuse. Je comprends sa déception liée à la défaite mais je n’ai rien fait qui n'était pas fair-play. »

Elle pourra tenter de s’expliquer de vive voix avec Tatjana Maria puisque les deux joueuses se retrouveront dès vendredi pour une rencontre de double. Coquin de calendrier va. « Si Magda (Linette, son équipière) fait une petite deuxième balle, je vais en prendre plein la gueule (rires). Sérieusement, peut-être qu’elle se rendra compte qu’elle a agi sous le coup de la déception. Sinon, on essaiera d’être professionnelles. » Rendez-vous sur le court 4 pour la petite explication.