Roland-Garros: Tsonga est content d'avoir galéré (si, si)

TENNIS Tenir cinq sets épuisants face à Marcos Baghdatis a «rassuré» le Français sur sa condition physique…

Annabelle Laurent

— 

Jo-Wilfried Tsonga le 26 mai 2016 à Roland-Garros
Jo-Wilfried Tsonga le 26 mai 2016 à Roland-Garros — David Vincent/AP/SIPA

Il nous a fait peur. Après une très moche journée pour les Français, on n’allait quand même pas perdre Tsonga. Mené deux sets à zéro – une première pour lui, à Roland-Garros - par le Chypriote Marcos Baghdatis (37e) qu’il avait toujours dominé lors de leurs six précédentes rencontres, et alors que nos nerfs commençaient à lâcher, Jo a subitement repris le contrôle pour remonter dans une deuxième partie du match (très) éprouvante qui lui assure une victoire à l’arrache, sa 100e en Grand Chelem. En sort-il abattu et plein de regrets ? Mais non. « Rassuré ».

A lire aussi : Revivez la victoire à l'arrache de Tsonga par ici 

« C’est pour des matchs comme ça qu’on s’entraîne. Parfois, en sortant d’un match en trois sets, on n’est pas si fatigué que ça. C’était l’occasion de me rassurer encore plus sur mon état physique : ce n’est pas parce que je n’ai pas pu m’entraîner ces deux dernières semaines [à cause de sa lésion aux adducteurs] que ces six derniers mois sont partis en fumée. »

Les amorties ? Il a adoré

Les amorties, très, très nombreuses du Chypriote Marcos Baghdatis, sifflées par le public du Central qui n’en pouvait plus ? « 68 » : Tsonga cite lui-même le chiffre, pas peu fier. « 70 amorties, c’est 70 sprints, et ça casse bien les jambes. Les deux premiers sets, il en a fait beaucoup, beaucoup… », mais à l’entendre, c’était, là encore, une bonne chose. « Moi, c’est ma force. Je suis capable de les tenir ces 68 courses, à l’inverse de certains joueurs que ça embête parce que les épuise… ». Il fanfaronne : « Il a arrêté d’en faire, au bout d’un moment, parce qu’à chaque fois, j’étais là. Les 40 premiers amorties étaient judicieux, ceux qui ont suivi un peu moins… »

A lire aussi: C'est quoi, ces tenues zébrées? 

Aussi content soit-il – ou dit-il être – d’avoir couru partout, le « zèbre » reconnaît malgré tout ses erreurs, les occasions qu’il n’est « pas allé chercher », son jeu faible en coup droit, son « manque d’agressivité ». « J’attendais beaucoup la balle au lieu de m’imposer. » Espérons qu’il n’attendra pas trop celles de son prochain adversaire, le Letton Ernests Gulbis (80e), « un client très sérieux, avec des passages à vide, mais quand il y est, il y est pour de vrai. »