Coupe Davis: Yannick Noah «a une pression d'enfer mais adore ça»

TENNIS Le tout nouveau capitaine des Bleus se réjouit de débuter une nouvelle campagne à domicile...

N.C. avec AFP

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Le nouveau capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis Yannick Noah, en conférence de presse, le 22 septembre 2015.
Le nouveau capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis Yannick Noah, en conférence de presse, le 22 septembre 2015. — SOLAL/SIPA

Cap'tain Noah déjà en action. Deux jours après avoir été officiellement intronisé à la tête de l'équipe de France de Coupe Davis, Yannick Noah a livré jeudi lors d'une conférence de presse téléphonique ses premières impressions sur le tirage au sort de la campagne 2016. Un tirage plutôt favorable, avec la réception au premier tour du Canada (4-6 mars).

Que pensez-vous du tirage au sort?

Il n'y a pas forcément de bon ou de mauvais tirage. On doit s'adapter. C'est une bonne chose de commencer devant notre public, d'avoir le choix de la surface. Cela reste un avantage. Je suis content.

Que pensez-vous des Canadiens?

Je connais (Milos) Raonic, qui est dans le Top 10 depuis quelque temps maintenant. Il y a aussi (Vasek) Pospisil, qui est moins connu mais est un joueur intéressant en Coupe Davis. Il peut jouer en simple mais a aussi eu de bons résultats en double. Et puis, il y a l'ancien (Daniel) Nestor (spécialiste du double, ndlr) que tout le monde connaît. Leur double est bon mais nous avons aussi de bonnes équipes avec (Julien) Benneteau et (Edouard) Roger-Vasselin qui ont gagné Roland-Garros, ainsi que (Pierre-Hugues) Herbert et (Nicolas) Mahut qui ont remporté l'US Open. On a aussi des joueurs de simple qui peuvent bien jouer en double.

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Souhaitez-vous vous baser sur une paire attitrée comme à l'époque d'Henri Leconte et Guy Forget?

C'est très difficile de faire un rapprochement entre les deux époques. Ils étaient bons en simple et c'était assez naturel pour eux de jouer en double, de même pour Guillaume Raoux. L'important, c'est d'avoir des automatismes. Nous avons une marge de progression. L'intérêt pour les joueurs concernés sera d'effectuer des tournois ensemble durant l'année pour acquérir ces automatismes.

Quelle surface choisirez-vous pour le premier tour?

Cela dépendra un peu du programme des uns et des autres. Les joueurs auront joué l'Open d'Australie et des tournois en indoor. Je dois parler avec mon staff pour en débattre. Pour ce qui est des Canadiens, on sait qu'ils sont meilleurs sur surface rapide.

Cela signifie-t-il que vous pourriez privilégier la terre battue?

C'est une surface que j'ai adorée à mon époque. Mais ce n'est plus moi qui joue... Il faut en parler avec le staff. On tient aussi toujours compte du point de vue des joueurs. Mais on a encore le temps d'ici mars.

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Avez-vous choisi votre staff?

J'ai encore un dernier détail à régler avant d'être sûr. Je l'annoncerai au plus tard dans trois ou quatre jours.

Vous aviez parlé de dix joueurs sélectionnables sans mentionner Jérémy Chardy. Est-ce un oubli?

Oui, c'est un oubli. Je l'avais contacté aussi.

Comment comptez-vous vous y prendre avec les joueurs?

On a beaucoup parlé d'autorité, mais je préfère être dans l'échange. J'essaie d'abord de les comprendre. Mentalement, ils sont tous très différents les uns des autres. Ils ont aussi des styles de jeu différents.

Ressentez-vous de la pression?

Oui, il y a une pression d'enfer mais j'adore ça ! C'est vrai qu'il y a beaucoup d'attente mais je me sens bien. Le principe de la Coupe Davis, c'est justement de savoir gérer cette pression.