Roland-Garros: «Dans les Grands Chelems, je suis toujours présent», apprécie Tsonga

TENNIS Malgré un début de saison compliqué, le Français est en quart de finale de Roland...

A Roland-Garros, Nicolas Camus

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Jo-Wilfried Tsonga après sa victoire contre Timas Berdych en 8e de finale de Roland-Garros, le 31 mai 2015.
Jo-Wilfried Tsonga après sa victoire contre Timas Berdych en 8e de finale de Roland-Garros, le 31 mai 2015. — MIGUEL MEDINA / AFP

C’est un fait, en Grand Chelem, on peut toujours compter sur Jo-Wilfried Tsonga. Gêné par des douleurs au coude depuis le début de saison, le Français était arrivé à Roland-Garros avec seulement quatre tournois dans les pattes, où il n’avait jamais aligné plus de deux victoires de suite. Il en est déjà à quatre depuis le début de la quinzaine, et celle d’hier en 8e de finale contre le numéro 4 mondial, Tomas Berdych, ne souffre d’aucune contestation. Venu de nulle part, le voilà qualifier pour le onzième quart de finale de sa carrière en tournoi majeur.

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« Quand vous êtes longtemps blessé, ce n’est pas évident. Je n’ai pas beaucoup joué ces derniers mois, mais j’ai toujours gardé confiance et beaucoup bossé parce que je sais que quand je joue mon meilleur tennis, je suis capable de battre les meilleurs, affirme le grand Jo. La dose de confiance que j’ai, c’est que dans les Grands Chelems, je suis toujours présent. Peu importent les résultats que j’ai pu avoir avant, je suis un joueur solide dans ce genre de compétition. »

Il en a donné une preuve éclatante contre le Tchèque. Hormis « un gros coup de moins bien » qui lui a coûté le troisième set, il a écrabouillé Berdych à coups d’aces et de coups droits gagnants (6-3, 6-2, 6-7 (5/7), 6-3). Son autre force a été le mental. Pas un instant il n’a semblé avoir peur que la dynamique s’inverse après la perte de la troisième manche. « Justement, le problème c’est que parfois je ne gamberge pas assez, avoue-t-il en rigolant. Il faut que je fasse marcher un peu mes neurones, ce que je sais faire de temps en temps mais que j’oublie. »

Là, il s’en est servi pour ne pas rater sa deuxième occasion de conclure le match. « J’ai beaucoup mieux géré, je me suis dit "non, pas deux fois la même chose", raconte-t-il. Et c’est passé. » C’est passé, effectivement, et ne lui dîtes surtout pas qu’il met ainsi fin à des mois de galère. « Oh, moi, je crois que cela fait 15 ans que je suis en galère, répond-il en souriant. Non, je suis sur ma route. »

Le prochain obstacle sur celle-ci se nomme Kei Nishikori, 25 ans seulement et star montante du tennis mondial. « Il est hyper complet, capable de jouer partout et très bien, dit Tsonga à propos de la tête de série numéro 5. C’est un nouveau challenge pour moi. » Ça tombe bien, le bonhomme adore ça.