Richard Gasquet le promet: «Je n’ai jamais vu minuit au jour de l’An»

TENNIS Le Français se confie dans une interview à paraître vendredi dans le magazine Society...

A.M.

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le Français Richard Gasquet lors de la finale du tournoi d'Estoril, le 3 mai 2015, au Portugal.
le Français Richard Gasquet lors de la finale du tournoi d'Estoril, le 3 mai 2015, au Portugal. — FRANCISCO LEONG / AFP

Roland-Garros approche, et Richard Gasquet n’est pas dans la forme de sa vie. Le Français souffre du dos et le voir gagner un Grand Chelem en France relève sans aucun doute encore du miracle. A quelques jours du plus grand rendez-vous sur terre battue de la planète, il a accordé une interview passionnante au magazine Society, à paraître vendredi. « Je préférerais être sur le circuit et ne plus avoir mal. Mais c’est vrai que c’est rare de pouvoir se poser. Des joueurs de foot me sortent parfois : "C’est dur le foot, il y a des mises au vert". J’ai envie de leur dire : "Vous êtes gentils les gars, mais au tennis, on part beaucoup plus". En janvier tu es en Australie, tu enchaînes avec les Etats-Unis en mars, tu y retournes en août. Tu vas en Asie après, en Europe avant ».

« Je n’ai jamais fêté un anniversaire, car ça tombe toujours en plein Wimbledon »

Cette vie-là ne lui manquera pas quand il sera à la retraite, même s’il n’a que 28 ans. « Je n’ai jamais fêté un anniversaire, car ça tombe toujours en plein Wimbledon. Pareil pour le 31 décembre : j’ai toujours un match le lendemain. Je n’ai jamais vu minuit au jour de l’An ; à 22h, je suis au lit. C’est la vie du tennisman, on a l’habitude. Tu n’y penses même plus. La journée tu t’entraînes, le soir tu vas au resto à deux rues de l’hôtel, et puis tu rentres. C’est une routine. Tu n’as pas un mec sur le circuit qui prend le temps de visiter », assure Richard Gasquet.

 

Qu’on croit sur parole quand il regrette de devoir faire carrière dans une période où son jeu n’est pas le plus adapté. « C’est un peu trop aseptisé. Heureusement que tu as encore Nadal et Federer, mais quand ils vont être partis… Derrière, tu as les Raonic, Dimitrov, Nishikori. Ils envoient moins de rêve, quand même. McEnroe ou Connors, c’est autre chose en terme de charisme. J’aurais bien aimé jouer à cette époque, le physique était moins prépondérant qu’aujourd’hui, c’était moins professionnalisé, il y avait moins de médias, les mecs se prenaient moins la tête sur ce qu’ils racontaient », conclut Richard Gasquet.