Ski alpin : Clément Noël remporte le slalom de Schladming

COCORICO ! C’est la première victoire française de l’hiver sur le slalom de Coupe du monde de ski alpin

20 Minutes avec AFP
Le Français Clément Noël célèbre sur le podium après avoir remporté une course de slalom de la Coupe du monde masculine de ski alpin à Schladming, en Autriche, le mardi 19 janvier 2019. 24, 2023.
Le Français Clément Noël célèbre sur le podium après avoir remporté une course de slalom de la Coupe du monde masculine de ski alpin à Schladming, en Autriche, le mardi 19 janvier 2019. 24, 2023. — Giovanni Auletta/AP/SIPA

Dans une ambiance folle, Clément Noël a décroché la première victoire française de l’hiver sur le slalom de Coupe du monde de ski alpin de Schladming (Autriche) ce mardi soir, à moins de deux semaines des Mondiaux à domicile.

Alexis Pinturault a en revanche connu une nouvelle désillusion avec une élimination en première manche.

La remontada du champion

Seulement 7e du premier tracé à 77/100 du leader Henrik Kristoffersen, Clément Noël a su renverser la situation, à l’image de son titre olympique acquis l’hiver dernier à Pékin (6e en première manche).

Grâce à une deuxième manche solide, mais imparfaite, et aux erreurs de quelques concurrents, Noël a décroché la 10e victoire de sa carrière en Coupe du monde, la première sur le circuit depuis décembre 2021, qui met fin à une période de doutes personnels et à une disette inquiétante pour les Bleus à quelques jours des Championnats du monde de Courchevel/Méribel (6 au 19 février).

« Ça fait vachement du bien, en deuxième manche j’ai réussi à mettre les choses dans le bon ordre, être dans le combat, dans l’instant, le naturel, ne pas trop réfléchir. Mon ski était plus délié, plus fluide, plus naturel. C’est comme ça que je dois skier mais quand on n’a pas la confiance à 100 % parfois on n’arrive pas à skier comme ça », a expliqué le Vosgien de 25 ans en zone mixte.

« Doutes »

« Je n’ai jamais vraiment douté que j’avais le niveau pour revenir parmi les meilleurs, mais j’étais frustré par ce début de saison où tout s’imbriquait dans le mauvais sens. Un peu comme l’an dernier, donc j’avais l’impression de ne pas apprendre de mes erreurs. »

« Ça efface les doutes », a-t-il convenu, après un début de saison chaotique (quatre sorties de piste, une 8e place, une 6e place et une 3e place).

Dans la folie nocturne de Schladming, où le public se masse tout autour de la piste, le Suisse Ramon Zenhäusern a pris la 2e place à un souffle du Français (à 07/100). Le Norvégien Lucas Braathen, 3e à 38/100, a déclenché les cris de jeunes groupies après s’être mis les Autrichiens dans la poche dès la veille au tirage au sort des dossards en portant un tee-shirt du fan-club du héros local Manuel Feller, au pied du podium mardi.

Loin d’une telle fête, des nuages sombres s’amoncellent au-dessus de la tête d’Alexis Pinturault, à moins de deux semaines des Championnats du monde disputés dans sa station, et un an déjà après un échec aux Jeux olympiques de Pékin (aucune médaille).

Soucis de matériel

Pour la deuxième fois en trois jours, après Kitzbühel dimanche, le Français a été incapable de se qualifier en deuxième manche, sans pourtant commettre d’erreur majeure, en terminant 31e à 4 secondes 04 de la tête. Le N.1 mondial de 2021 a immédiatement quitté l’aire d’arrivée, sans se changer, une rage contenue sur son visage, humilié par cet écart indigne de son palmarès.

Ses déboires en slalom, il reste sur 15 courses sans podium, condamnent ses chances dans deux disciplines (slalom et combiné) des Championnats du monde s’il ne trouve pas de solution d’ici là. Un peu plus à l’aise en géant, il compte sur l’épreuve de Schladming mercredi pour trouver des réglages.

Le triple médaillé olympique et cinq fois médaillé mondial insiste depuis plusieurs semaines sur des ennuis avec son matériel. « Le problème c’est que pour le moment on discute avec Head (son équipementier), et on a du mal à analyser. Mon ressenti c’est que je n’arrive pas à m’exprimer comme je le veux. On perd trop de temps à mon goût. On travaille d’arrache-pied mais on a du mal à identifier et corriger ces problèmes », expliquait-il à Kitzbühel.