Top 14: Banderoles anti-Goze et anti-Racing, accusations de Labit... Le Montpellier-Racing de samedi fait causer

RUGBY Il s'est passé beaucoup de choses autour du match à l'Altrad Stadium...

N.C. avec AFP

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Des banderoles contre le président de la LNR Paul Goze ont été déployées à Montpellier à l'occasion du match contre le Racing 92, le 22 avril 2017.
Des banderoles contre le président de la LNR Paul Goze ont été déployées à Montpellier à l'occasion du match contre le Racing 92, le 22 avril 2017. — Franck PENNANT / AFP

Ça a été un sacré foutoir, samedi, à l’Altrad Stadium. S’y disputait un match en retard de la 21e journée de Top 14 entre Montpellier et le Racing 92, qui n’avaient pu se disputer en raison de l’annonce de la fusion - avortée depuis - entre le club francilien et son voisin du Stade Français.

« Equité sportive ? Merci qui ? Jacky et Paul »

Le report de cette rencontre, décidé par la Ligue nationale de rugby, n’avait pas du tout été du goût du MHR, qui l’avait contesté, estimant qu’il nuisait à l’équité sportive du championnat. Le club héraultais était allé jusqu’à faire constater l’absence des joueurs du Racing à l’horaire initialement prévu pour le match. Mais il n’avait pas obtenu gain de cause auprès de la LNR.

Plusieurs banderoles ont ainsi été déployées samedi dans le stade pour rappeler le désaccord des Montpelliérains. « Equité sportive = Goze démission », « Equité sportive ? Merci qui ? Jacky et Paul », « Grève fictive = tricherie », « Cons + fusion = confusion », « Goze + Lorenzetti, le menteur-le tricheur », « Goze + Lorenzetti, équité bafouée »… au moins six banderoles hostiles au président de la Ligue Paul Goze et à celui du Racing Jacky Lorenzetti ont été installées.

C'est pas bien.
C'est pas bien. - Franck PENNANT / AFP

Ce lundi, la LNR a fait savoir qu’elles allaient être examinées par la Ligue, réunie en comité directeur mardi et mercredi. Après la rencontre, Loreneztti avait eu des mots très forts pour les condamner. Selon lui, c’est Mohed Altrad, le président du club héraultais, qui « a fait fabriquer, afficher, des banderoles aux textes injustifiés ».

Ce n’est pas tout. Suite à la lourde défaite de son équipe (54-3), le coach du Racing Laurent Labit s’est laissé aller. « On est au milieu de la guerre entre la Fédé et la Ligue, avait-il lancé. D’un côté, il y a des revendications sur notre président et la Ligue. D’un autre côté, on sait tout ce que le président de Montpellier a entrepris. Il a acheté la Fédération, le maillot en particulier, et une partie de la presse. Il a acheté 30 000 Midi-Olympique le jour où son nom était pour la première fois sur le maillot. »

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Lundi, Labit a tenu a présenté ses excuses dans une lettre publiée sur le site du club, intitulée « Un entraîneur ne devrait pas dire ça ». « Ma réaction dans la foulée de la lourde défaite de mon club, le Racing 92, à Montpellier était excessive, a-t-il écrit. Je tiens à revenir sur les propos que j’ai tenus sous le coup de la déception et du désarroi devant l’incapacité de mon équipe à hausser son niveau de jeu à une hauteur suffisante pour rivaliser avec les meilleurs. » Suffisant pour éviter des sanctions ?