France-Nouvelle-Zélande: Non mais sérieux, comment on s’est débrouillé pour gâcher autant?

RUGBY Les Bleus ont été parfaits contre la meilleure équipe du monde. Enfin, jusqu'à 5 mètres de la ligne...

Au Stade de France, Nicolas Camus

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Sébastien Vahaamahina lors de France-Nouvelle-Zélande, le 26 novembre 2016 au Stade de France.
Sébastien Vahaamahina lors de France-Nouvelle-Zélande, le 26 novembre 2016 au Stade de France. — FRANCK FIFE / AFP

On en a compté sept, mais on en oublie peut-être. Sept fois, les joueurs de l’équipe de France ont échoué à moins de cinq mètres de l’en-but, samedi, contre la Nouvelle-Zélande. Un constat que l’essai de Louis Picamoles à l’heure de jeu ne suffit pas à égayer, parce qu’il est arrivé trop tard pour instaurer le doute chez les Blacks. Ah, qu’on aurait aimé que les Français fassent la course devant. Au moins un peu, quoi. Pour voir si la Nouvelle-Zélande a vraiment géré ou si elle était au bord de la rupture, déjà, et puis surtout parce que ça aurait été dix fois mérité.

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Mais voilà, échouer à cinq mètres ne compte pas, et l’écart final (19-24) laisse un boulevard pour les regrets. Du coup, il nous tardait d’en parler avec les Bleus après la rencontre. Et de leur poser cette simple question : Mais POURQUOI tant d’occasions gâchées (scrogneugneu) ? Voilà pêle-mêle les explications qu’on a pu récolter. Chacun dans son style.

  • Le « c’est boooooon les gars… ah bah non en fait », par Brice Dulin

« On était tellement sûr de pouvoir aller derrière la ligne que parfois on a peut-être été un petit peu trop vite ».

  • Le « calm down », par Charles Ollivon

« Il y a une volonté de trop bien faire. A l’approche de la ligne, on a une motivation qui est décuplée, on veut tous tout donner, mais peut-être qu’il faudrait être plus calme, plus serein quand on arrive dans cette zone. A nous de ne pas nous affoler et de bien écouter la charnière pour rester dans le plan de jeu. Il faut pas qu’on s’excite au moment de marquer ».

  • Le « vous êtes oùùùùù les mecs ? », par Maxime Machenaud.

« C’est de l’impatience et un manque de précision. On aurait pu parfois faire le ruck supplémentaire, et avoir un soutien plus efficace ».

  • Le « à ce niveau c’est les détails qui comptent », par Yannick Bru (l’entraîneur des avants)

Ce sont quelques centimètres qui font la différence. Quelques centimètres, c’est un défenseur qui monte très vite, une éjection de balle qui prend quelques dixièmes de seconde de trop, un soutien qui a quelques centimètres de retard… Ce sont des détails, à ce niveau d’intensité ».

  • Le « c’est pas nous c’est les Blacks », par Guy Novès

« La première raison c’est que c’étaient les All Blacks en face, même s’ils avaient un maillot un peu blanc. Certaines équipes n’auraient pas réussi à nous "récupérer", eux si ».

On vous laisse choisir votre préférée. Ou en tout cas celle qui vous aura le plus convaincu. On pourra aussi ajouter que l’important, c’est déjà de se les être créées, ces situations. La base est là, les joueurs et le staff savent maintenant sur quoi mettre l'accent. On en reparle lors du Tournoi des 6 Nations 2017 les gars.