Roland-Garros: Les blagues sur Kinder Bueno? Tsonga vous demande de vous arrêter

TENNIS Six ans que le Français, qui joue ce mardi à Roland-Garros, subit les blagues sur sa célèbre pub Kinder-«j'ai une petite faim»-Bueno... 

Annabelle Laurent

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Jo-Wilfried Tsonga le 21 mai 2016 à Roland-Garros
Jo-Wilfried Tsonga le 21 mai 2016 à Roland-Garros — HERVE BLOMET/SIPA

C’est sûr, il ne va pas y couper. Pas un Roland-Garros sans que Tsonga n’ait droit aux petites blagues sur sa pub Kinder Bueno. Elle date maintenant de 2010, mais peu importe, cela n’arrête toujours pas les vannes («une petite faim?») ni les jeux de mots («il l'a pas partagée, sa victoire», «Tsonga, un délice»), ni les photo-montages ou les photos de barres chocolatées brandies chaque année devant un écran de télé. 

En 2013...

... et toujours en avril 2015, lors de sa victoire contre Federer à Monte-Carlo...

... D'où cet appel plein d'espoir:


Avec les autres joueurs? «C'est de bonne guerre»

Si ça fatigue l’intéressé, à force (même s’il s’était auto-parodié, en 2013)? Quand les vannes viennent d’autres joueurs, «c’est de bonne guerre», nous disait-il quelques jours avant le tournoi, à l’occasion d’un événement pour «Qui court donne», un challenge lancé par Kinder+Sport auprès duquel il est engagé depuis 9 ans et qui facilite l'accès au sport des enfants. 

«Au 5e set» sur le court, là, non»

En revanche, à toi public qui le verra affronter ce mardi l'Allemand Jan-Lennard Struff, Jo demande l'indulgence. Et la paix, surtout: «C’est sûr que si c’est balle de break au 5e set, à 5 partout, et alors que je vais servir j’entends «Allez Kinder Bueno!», je me dis «bon tu sais quoi, tais-toi, parce que là je suis concentré sur autre chose»». Il se marre (et sourit beaucoup:  malgré sa lésion aux adducteurs, le Roland J-3 n’avait pas l’air de l’angoisser outre-mesure). «Mais en général c’est par courtoisie. Il y a jamais rien de vraiment malveillant avec ces trucs-là.»

Bref, il «essaie de [s]’entourer de gens qui [ne lui] font pas ces vannes-là!» et assure: «Je suis hyper ouvert», au sujet de cet endossement publicitaire à la Clooney/Nespresso, pour lequel Ferrero débourse une fortune. «Puisque ce que je fais, c’est positif. Avec Kinder+Sport, on aide énormément d’enfants [quelque 190.000] à retrouver le sourire.»

«Combien tu gagnes?»

Pendant qu’il va se donner sur terre battue, Jo-Wilfried invite le public à courir jusqu’au 1er juin, 4x 9km en 15 jours, seul ou en groupe. Les kilomètres  seront transformés en aides concrètes pour les enfants, que le tennisman ira voir cet été  à Temple-sur-Lot, comme chaque année. Et s'ils le charrient moins (ô âmes innocentes) avec Kinder Bueno, ils auront les mêmes questions. «Celle qui revient toujours c’est: «combien tu gagnes?». C’est terrible, ils ont entre 8 et 12 ans! C’est flippant. Pour moi, c’est le moyen de leur dire que oui, on gagne de l’argent, mais seulement si on prend énormément de plaisir, si on s’investit à fond, et si on respecte les autres, et les règles…»

En attendant que la règle du zéro-blagues Kinder Bueno soit un jour respectée, Tsonga peut se consoler. Il semble que certains aient trouvé avec Djokovic, qui est «allergique au gluten mais se fait quand même pas mal de blé», un nouveau jeu.