Roland-Garros: Les neuf trucs qu’on aurait aimé ne pas avoir à retenir de la quinzaine

TENNIS Tout n’a malheureusement pas été idyllique sur les courts et en dehors…

B.V.

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Gaël Monfils lors de sa défaite face à Roger Federer, le 1 juin 2015
Gaël Monfils lors de sa défaite face à Roger Federer, le 1 juin 2015 — Christophe Ena/AP/SIPA

Voilà, Roland, c’est presque fini. Et si l’on a vu un tournoi tout à fait passionnant avec de très belles choses, il faut aussi relever ce qui n’a pas trop marché. 20 Minutes fait le tour des choses qu’on aurait aimé ne pas avoir à retenir de la quinzaine.

  • Les places vides du Central

Roland-Garros et ce foutu problème de places. Dans l’axe des caméras, juste en face de la chaise arbitre, le court Central est toujours victime du même problème des sièges entreprises. Les invités préfèrent un bon gueuleton à un match de tennis et arrivent toujours en retard, voire jamais. Le résultat ? On a toujours l’impression que le Stade est vide, même quand de grands noms jouent. Alors imaginez que le programme débute par un match du tournoi féminin…

>> Roland-Garros : Mais c’est quoi, toutes ces places vides sur le Central ?

  • Le tennis féminin français

Que de déceptions. Même si Alizé Cornet a su pousser son parcours pour la première fois jusqu’en huitièmes de finale, le tennis féminin français n’y arrive plus à Roland-Garros. L’une de ses meilleurs espoirs, Caroline Garcia, s’est effondrée dès le premier tour assurant être « incapable de jouer au tennis sur le Central ». Malgré un bon match face à Eugénie Bouchard, Kristina Mladenovic n’a pas réussi à profiter d’un tableau ouvert. Et le reste ?….

  • La comédie de Serena

OK, Serena avait la grippe. Mais était-ce vraiment la peine d’en faire autant ? Pendant sa demi-finale face à Timea Bascinszky, l’Américaine a semblé agonisante entre chaque point, avant de finalement l’emporter 6-0 au troisième set. Et d’y arriver en servant à 200 km/heure.

  • Monfils finira-t-il par grandir ?

On l’adore Gaël Monfils. Il est drôle, sympa, marrant à voir jouer, mais bon sang quel gâchis. Battu par Roger Federer en huitièmes de finale, le Français a fini par plus ou moins lâcher le match, à cause d’une sale crève. En conférence de presse, il estimera ensuite « qu’il a des choses sur lesquelles il faut que je progresse, que j’évolue » pour ne plus connaître ce genre de désagréments. Comme quoi ? « L’alimentation, la gestion des choses simples, comme me couvrir quand il fait froid. Après l’entraînement je suis gentil, je signe des autographes, je parle aux gens, et là je devrais mettre le pull. » A 28 ans, mettre un pull quand il fait froid…

  • Les problèmes de sécurité

On a frôlé la catastrophe. Lors du quart de finale entre Jo-Wilfried Tsonga et Kei Nishikori, une plaque de tôle posée sur un écran géant pour le protéger des pigeons est tombée sur les spectateurs. Trois personnes ont été légèrement blessées, mais cela aurait pu être bien pire.

Beaucoup moins grave mais plus polémique : en début de tournoi, un adolescent s’est précipité sur le court pour demander un selfie à Roger Federer. Ce qui a beaucoup énervé le Suisse : « C’est très important de se sentir en sécurité. Quelqu’un du tournoi est venu s’excuser, mais il fallait faire plus avant. Maintenant, j’aimerais voir la suite. Je ne parle pas que pour moi, bien sûr, mais pour l’ensemble des joueurs. »

>> Sécurité à Roland Garros : L’attitude de Federer fait réagir

  • Ca fait maintenant 33 ans qu’un Français n’a pas gagné Roland-Garros

Et on n’est pas tout à fait sûr que ce soit pour l’an prochain non plus. Jo-Wilfried Tsonga avait pourtant une occasion en or d’accéder au moins à la finale mais il s’est loupé. Et franchement, ça semble presque inquiétant. Car le Manceau a déjà la trentaine et puis Monfils, Gasquet et Simon ne semblent pas avoir les capacités d’aller chercher ce titre. En plus, derrière, la relève n’est pas prête. Bref, Noah n’est pas encore détrôné.

 

  • Youzhny a récidivé et s’est fracassé la tête

 

Celle-là, on a hésite à la mettre dans les trucs à retenir et ceux à oublier de la quinzaine. Car c’est à la drôle, mais triste. Mais drôle. Mais quand même triste. Ce pauvre Mikhaïl Youhzny a récidivé en se fracassant la tête avec sa propre raquette. Comme lorsqu’il s’était ouvert le front jusqu’au sang en sa tapant dessus d’énervement. Cette fois, pas de sang, mais un abandon. Il s’est fait tellement mal qu’il n’a pas pu continuer.

  • Les sifflets contre Wawrinka

Quatre heures d’un combat difficile sous 35°C, une qualification héroïque pour la finale et voilà que le public du Central vous siffle. C’est dur pour le Suisse Stan Wawrinka. C’est même « honteux » pour Julien Benneteau, consultant le temps d’une blessure. « Personne n’aime être sifflé, souffle le joueur Suisse. Surtout que je pense pas être un gars méchant, je ne cherche pas les emmerdes… »

>> Roland-Garros : Le match Tsonga-Wawrinka gâché par l’horrible public du Central

  • Les blagues très limites sur Kei Nishikori

On comprend bien qu’un Japonais en quarts de finale d’un Grand Chelem ne soit pas chose commune, mais doit-on se sentir obligé d’envoyer des vannes genre « la mobylette ninja », « il rit jaune », « pas de sushis » ?

Les Chamoulades de Roland Garros - Le Petit Journal du 03/06