Roland-Garros: «Quand Gaël Monfils est bien luné, il ne rate pas une balle»

TENNIS La meilleure chance française est qualifiée pour le second tour…

B.V.

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Gaël Monfils à Roland-Garros, le 25 mai 2015
Gaël Monfils à Roland-Garros, le 25 mai 2015 — SIPANY/SIPA

Une petite frayeur, le temps d’un deuxième set lâché au tie-break, et voilà Gaël Monfils lancé dans son Roland-Garros après sa victoire sur son compatriote français Edouard Roger-Vasselin. «Un premier tour, ça sert à ça, à se sentir de mieux en mieux et monter petit à petit en puissance», explique «la Monf», par ailleurs satisfait de son jeu.

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L'essuie-glace

Bref, quand on lui demande si ça va, Gaël Monfils avoue «être serein». Mais pour savoir s'il constitue vraiment la meilleure chance française de ce Roland-Garros, il vaut mieux interroger sa victime du jour. «Je l’ai trouvé bon, très bon même, car je l’ai poussé dans ses retranchements, assure le 123e mondial. Tactiquement, il faut l’agresser. Mais pas non plus trop vite, sinon on s’emplâtre. Il a ses mains, ses jambes, il est grand. Il est toujours capable de faire un petit coup dans les pieds…»

Et jouer contre lui, ça rend un peu dingue. Spécialiste de l’essuie-glace, Monfils renvoie tout, tout le temps. «Quand Gaël est bien luné, il ne rate pas une balle, poursuit Edouard Roger-Vasselin. Quand on sent qu’il n’a pas envie de donner le point, il est pénible. Dans ce registre-là, c’est l’un des tout meilleurs joueurs du monde. Parfois, on a l’impression qu’on a fait un super coup et il la remet je sais pas comment. Il arrive à retourner les situations.» S’il pouvait en retourner encore beaucoup dans la quinzaine, ça nous arrangerait bien.