PSG-Chelsea: Non mais en vrai, 2-1, c’est un bon résultat ou pas ?

FOOTBALL Parce que à la fin de la rencontre, tout le monde était content…

B.V. au Parc des Princes

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Thiago Silva face à Diego Costa, lors du match de Ligue de champions entre le PSG et Chelsea, le 16 février 2016.
Thiago Silva face à Diego Costa, lors du match de Ligue de champions entre le PSG et Chelsea, le 16 février 2016. — C.ENA/AP/SIPA

Passe les cinq minutes d’euphorie post coup de sifflet final. Paris a gagné, c’était un super match et bordel de merde, même Cavani a marqué, quoi. Cool, cool, cool. Et puis voilà qu’on se met à penser au retour, dans trois semaines, à Stamford Bridge. Et là, ç'est flippant. Parce qu’on a tremblé mardi soir au Parc, parce que ça fait deux années de suite qu’on souffre comme des maboules là-bas. Et d’un coup, on se dit qu’un tout petit pion d’avance, surtout avec cette saloperie du but à l’extérieur (la règle la plus anachronique du football, soit dit en passant), c’est franchement maigre.

En vrai, 2-1, c’est bien ou pas ? La question se pose en deux temps.

  • Par rapport au match
  • Dans l’absolu avant le retour
     

Pour ce qui est de la première, la réponse est assez simple : oui. Le PSG a été globalement meilleur que Chelsea et c’est assez normal qu’il finisse par l’emporter. Et si Laurent Blanc trouve « qu’un but d'avance, ce n'est pas cher payé » compte tenu notamment de la différence de tirs entre les deux équipes (20 à 9 pour le PSG) et de ce but un peu bebête encaissé avant la mi-temps, il ne faut pas oublier que celui d’Ibrahimovic n'est pas loin d’être miraculeux, que Diego Costa a tapé la barre et que Trapp en a sorti deux belles en deuxième période. Bref, ça aurait pu être mieux, mais ça aurait surtout pu être bien pire.

Dans l’absolu, en revanche, c’est plus compliqué. Vous lirez partout d’ici le 9 mars que statistiquement, quand on s’impose 2-1 à l’aller chez soi, on a 50% de chances de se qualifier au retour. Et au fond, il est loin d'être évident que si l’on avait proposé à Laurent Blanc ce score avant la rencontre, il aurait signé des deux mains. Le PSG de cette année semblait suffisament supérieur à Chelsea pour ne pas avoir à serrer les fesses 90 minutes (ou plus) au Bridge. C'est pourtant ce qu'il va lui arriver. En face, on vit une saison tellement compliqué qu'être encore en vie après le match aller face à une équipe comme le PSG est déjà une petite victoire. Bref, c'est un drôle de paradoxe: Paris a gagné, Chelsea a perdu, mais on du mal à savoir qui est le plus content.

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Toujours aussi juste, Maxwell résume parfaitement l’idée : « Ce soir, le sentiment est particulier, car nous avons gagné. Nous nous sommes créés des occasions, mais on a le regret d’avoir encaissé ce but juste avant la mi-temps. Il faut s’attendre à un match retour très difficile à Londres. »

Dans le camp d’en face, Branislav Ivanovic (au micro de BeIn Sports), est dans la même ton : « C’est dommage d’avoir concédé ce second but. Mais on doit avoir une approche positive pour le retour. C’est du 50/50. On aura des opportunités à domicile. »

Matuidi: « On a l'avantage »

On est pas beaucoup plus avancés. Surtout quand on se remémore qu’il y a deux ans Paris ne s’était pas qualifié après avoir gagné 3-1 à l’aller, alors qu’il était passé l’an dernier après avoir concédé un nul 1-1. Bref, tout résumé, ce n’est donc pas un bon résultat. Mais ce n’est pas un mauvais non plus. Et ce qui compte le plus, finalement, c’est qu’au coup d’envoi du match retour, le PSG sera virtuellement qualifié.

« On a l'avantage. On a gagné, donc forcément on est satisfaits même s'ils ont marqué ce but à l'extérieur », assure Blaise Matuidi. Encore plus confiant, Zlatan Ibrahimovic trouve auprès des médias étrangers (il boude toujours les français) des raisons de positiver: « Nous avons réalisé un bon match et je pense que, si nous rééditons notre performance du jour à Londres, nous aurons la chance d’accéder au tour suivant. »

Paris est effectivement plus fort. Mais ça se saurait si en foot la meilleure équipe gagnait à chaque fois. Allez, à Laurent Blanc la conclusion: « Ce sera difficile à Stamford Bridge mais Chelsea doit penser la même chose ». Et ça nous promet encore un match épique.