PSG-Lorient: Le record? Le Clasico à venir? Les Parisiens s’en foutent (ou tout comme)

FOOTBALL Les Parisiens feront les comptes à la fin après avoir pris les matchs les uns après les autres...

Au Parc des Princes, Nicolas Camus

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Benjamin Stambouli et les Parisiens ont porté le record de matchs sans défaite à 33 après avoir battu Lorient (3-1), le 3 février 2016.
Benjamin Stambouli et les Parisiens ont porté le record de matchs sans défaite à 33 après avoir battu Lorient (3-1), le 3 février 2016. — Michel Euler/AP/SIPA

Ils ont intérêt à aller loin en Ligue des champions, sinon on ne sait pas ce qui va nous rester pour vibrer un peu d’ici à la fin de saison. Parce que même quand il y a matière à s’emballer un peu sur une Ligue 1 qu’ils piétinent journée après journée, les Parisiens étouffent le sujet dans l’œuf.

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La plus belle série de matchs consécutifs sans défaite de l’histoire du championnat, que le PSG vient de porter à 33 après sa victoire contre Lorient mercredi (3-1), c’est pourtant sympa, non ? Bof… Ils en faisaient peu de cas avant, ça n’a pas changé au coup de sifflet final. « C’est anecdotique dans l’histoire du PSG et du championnat de France, juge Stambouli. Nantes a dominé pendant un moment, nous en ce moment. Ça montre qu’on est en train de réaliser une belle saison, qu’on est très régulier. Après, battre des records c’est toujours intéressant mais ce n’est pas le plus important. »

Même pas un peu ? Allez, un petit effort. Allons donc voir du côté de l’entraîneur. Lui devrait exprimer sa fierté, tout de même. « Le record, ça veut dire quand même certaines choses. Mais surtout, on prend trois points de plus au classement ». Ah bah oui, c’est vrai que si Paris avait perdu, il n’aurait compté que 21 points d’avance sur son dauphin. Voilà qui aurait fait tache…

Mais pourquoi tant de détachement ? Matuidi tente une explication : « On n’a pas le temps d’en prendre conscience aujourd’hui, on joue tous les trois jours, ça s’enchaîne. Peut-être quand on sera plus vieux ».

Bon, d’accord, passons au plan B alors. Le Clasico arrive dimanche. Alors certes, l’OM est 7e, 32 points derrière, mais ça reste un match à part, au moins pour les supporters. « Oui, c’est particulier. Il y a toujours une rivalité, pour plein de raisons », dit Matuidi. Mais on sent dans sa voix que le cœur n’y est pas vraiment. « Après c’est un match qui vaut trois points, ils en ont plus besoin que nous donc la pression est vraiment sur eux ». Ouais, on le sentait arriver…

La deuxième lame Stambouli est là pour achever le travail. « Ça ne représente pas grand-chose. Je vais être honnête, je ne suis pas dans ce truc-là. C’est un beau match à jouer, j’espère qu’on ira gagner là-bas mais tout le contexte autour, je suis un peu à côté de tout ça ». Allez, on ferme. Vivement Chelsea.