PSG: Edinson Cavani déprime? S'occuper d'un labrador ou planter des patates, ça peut l'aider

FOOTBALL L'attaquant parisien traverse une très mauvaise passe...

Romain Baheux

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Edinson Cavani lors du match entre le PSG et Lyon le 13 janvier 2016.
Edinson Cavani lors du match entre le PSG et Lyon le 13 janvier 2016. — PIERRE RAPHAEL/SIPA

Si vous vivez un mauvais début d’année, consolez-vous avec celui d’Edinson Cavani. Recadré par les chefs du PSG pour s’être carapaté en vacances trop vite, averti par Blanc pour son comportement trop individualiste hors-terrain, l’Uruguayen a encore raté tout ce qu’il a tenté, c’est-à-dire pas grand-chose, mercredi contre Toulouse (2-0). Vu que les ateliers de perfectionnement devant le but ne servent pas à grand chose, 20 Minutes a décidé de proposer à l’attaquant des thérapies alternatives pour le relancer avant le choc contre Chelsea en Ligue des champions. Suis le guide, Edinson.

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Chercher le réconfort auprès des chiens

Le concept : Tous les propriétaires de chien vous le diront : grattouiller votre fidèle compagnon entre les deux oreilles au retour d’une longue journée de boulot a un effet relaxant assez sidérant. C’est tout le fondement de la zoothérapie, où le canidé « peut servir d’objet dérivatif pour dénouer certains nœuds, souligne Baudouin Duriez, directeur de l’Association française de thérapie assistée par l’animal. On le voit avec des prisonniers, ça permet de recréer les conditions d’une communication. » Et si le premier pas vers Zlatan se faisait pendant une promenade à trois au parc ?

La mise en application : « Il vaut mieux prendre un chien de grande taille plutôt calme, comme un golden-retriever ou un labrador, poursuit Baudouin Duriez. Ils iront plus facilement vers l’humain et seront plus calmes et plus doux. Ça sort les gens de leur bulle, car ils ont un être vivant dont ils doivent s’occuper. C’est une manière de ne pas ruminer ses soucis. » En 1998, Mabrouka, alors mascotte de 30 Millions d’Amis, avait rendu visite aux Bleus avant la Coupe du monde. De là à dire que le berger allemand a son rôle dans la conquête du titre mondial, il n’y a qu’un pas qu’on franchit allégrement.

Déstresser dans un jardin

Le concept : « Le footballeur a, par nature un contact avec la terre, mais rude. Avec le jardinage, on lui propose une activité lente, pas compulsive, où la finalité est aussi importante que le moyen. » Président de l’association Belles Plantes, Jean-Paul Ribes a le don de vendre la jardinothérapie en quelques secondes. A l’écouter, on imagine déjà notre Cavani enfiler bottes et salopettes pour soigner ses maux sur un lopin de terre. « C’est un lieu où on peut méditer, ça lui donnera une stabilité avec la terre que l’on pourra retrouver dans ses courses et ses dribbles. »

La mise en application : Rien de très violent, on est là pour déstresser. « On cherche plus à recréer un milieu fertile qu’à bêcher en profondeur. On peut créer des buttes où il plantera des pommes de terre ou des courgettes par exemple, poursuit Jean-Paul Ribes. Tout le corps travaille, c’est un sport mais un sport lent. » Bien plus utile qu’une après-midi passée à végéter devant un DVD.

L’endroit parfait où relancer l’Uruguayen/SIPA

Améliorer son sens relationnel avec la peinture

Le concept : « Si c’est laid et que ça plaît à personne, ça n’est pas grave. Je prends ça comme une thérapie. » Peintre à ses heures perdues du temps de sa carrière de joueur et auteur de cette sortie lors d’une visite chez Thierry Ardisson, Eric Cantona incarne l’exemple à suivre l’attaquant parisien, qui serait bien avisé de se mettre à l’art-thérapie. « On y apprend à communiquer ensemble, à lever les mécanismes qui font que quelqu’un puisse jouer solo, développe Sophie Laizé-Lurcel, art-thérapeute. Il faut dépasser la peur du jugement, c’est ce qui empêche d’avancer. » Comme les reproches de ses partenaires ou les moqueries du Parc des Princes par exemple.

La mise en application : On suggère à Laurent Blanc de prendre son effectif à part quelques heures pour un petit atelier musique. « Si on travaille avec des instruments, on lui fera d’abord guider la partition puis ça passera à un autre, décrit la thérapeute. On peut aussi écrire un chant ou réaliser une peinture ensemble, ça amène une forme d’écoute de l’autre. On crée une oeuvre, puis on la regarde ensemble sans juger. » Bien moins traumatisant que la compilation de ses plus beaux ratés sous le maillot parisien.