PSG-OL: Paris détruit Lyon et assomme (encore) le championnat

FOOTBALL Le PSG compte dix-sept points d'avance sur le deuxième...

Au Parc des Princes, B. V.

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Edinson Cavani fête son but lors de la victoire du PSG contre Lyon le 13 décembre 2015.
Edinson Cavani fête son but lors de la victoire du PSG contre Lyon le 13 décembre 2015. — FRANCK FIFE / AFP

Dieu qu’il semble loin ce temps où l’on faisait de Lyon le potentiel rival du PSG. Balayé au Parc (5-1), l’OL s’enlise à la sixième place de la Ligue 1, certes à seulement 5 points du deuxième, Angers, mais surtout à 22 (!) de son adversaire d’un leader parisien qu’il avait pourtant comme ambition de titiller en début de saison.

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Mais avant d’entrer dans les détails, remercions très chaleureusement Kevin Trapp. Alors que le PSG avait mis onze minutes à plier l’affaire grâce à Ibrahimovic et Aurier, son gardien allemand a continué sa campagne courageuse et désintéressée pour maintenir un minimum de suspense à la Ligue 1 en offrant le 2-1 à Jordan Ferri sur une nouvelle grosse boulette (24e). Sans doute faudra-t-il bientôt se poser la question de son possible remplacement par Salvatore Sirigu, mais en attendant, en ces temps d’ultra-domination parisienne, on prend tout ce qui pourrait redonner un peu d’intérêt à notre championnat. Bien dans l’esprit, le Parc des Princes a d’ailleurs par la suite acclamé avec une pointe d’ironie chacune des prises de balle de son Benny Hill allemand.

L’OL plombé par les absents

Bref, cette petite mascarade a duré une bonne trentaine de minutes, le temps que Cavani, Ibrahimovic et Lucas ne redonnent au score une ampleur bien plus en adéquation avec l’écart de niveau entre les deux équipes. Ce n’est pas que l’OL a été particulièrement mauvais, ni qu’il a définitivement lâché son coach Hubert Fournier, mais tout simplement qu’il a fait ce qu’il a pu compte tenu de sa litanie d’absents (Lacazette, Valbuena, Fekir, Bisevac, Umtiti), de son état de confiance et surtout de la qualité de son adversaire.

Toujours intouchable, Paris sera champion de France, c’est une certitude depuis longtemps. Sa seule motivation est désormais de battre quelques records, comme celui de finir la saison invaincu. Ou, dès la semaine prochaine en gagnant à Caen, de devenir avec 51 points la meilleure équipe de l’histoire à la trêve. Un titre qu’il volerait alors au tout aussi dominateur grand Lyon de 2006-2007. Ça aussi, ça paraît encore plus lointain maintenant.