PSG-Real Madrid: Qu’est-ce qu’on fait avec Javier Pastore?

FOOTBALL L’Argentin est le premier à entrer sur le terrain lorsqu’un joueur offensif manque à l’appel, mais n’est jamais considéré comme un titulaire lorsque tout le monde est disponible…

Nicolas Camus

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Javier pastore lors de PSG-Guingamp, le 22 septembre 2015 au Parc des Princes.
Javier pastore lors de PSG-Guingamp, le 22 septembre 2015 au Parc des Princes. — J.E.E/SIPA

Il a l’air gentil, comme ça, l’ami Javier, avec sa douce voix, son éternelle tête d’adolescent et ses cheveux tout bien mis. Mais attention. L’Argentin entame sa cinquième saison sous le maillot parisien, et il commence peut-être à se dire qu’il est grand temps de s’affirmer. Pour de vrai. Lui qui n’a jamais eu un mot plus que l’autre concernant son statut de « premier des non-titulaires, immuable malgré ses prestations, a haussé le ton, samedi à Bastia.

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Oh, pas en faisant trembler les murs des vestiaires de Furiani, bien sûr. Non, il l’a fait à sa manière, avec une petite blague bien sentie. Quand il lui a été demandé en zone mixte ce qu’il fallait que le PSG fasse pour battre le Real Madrid mercredi, l’Argentin a tout simplement répondu « faire jouer Pastore ». Derrière le trait d’esprit, le message est clair pour Laurent Blanc. La première recrue de l’ère qatarie en a un peu marre de ne pas être considérée comme un titulaire pour les matchs qui comptent.

 

Car face au Real Madrid, tous les Parisiens seront sur le pont - en tout cas là où Pastore peut jouer. Dans ces cas-là, la compo est courue d’avance : Motta-Matuidi-Verratti au milieu, Cavani-Ibra-Di Maria devant. Et pas de place pour Javier là-dedans. En tout cas pas avant la 60e…

« Si on analyse son début de saison, la réalité est que sa reprise n’a pas été la meilleure possible pour plein de raisons. Il est revenu tard de la Copa America, a vite rejoué, s’est blessé trois semaines. C’est délicat d’intégrer le 11 titulaire, reconnaît Laurent Blanc. Il ne doit pas abandonner. Si j’étais lui, j’aurais beaucoup de motivation pour montrer à moi-même et à mon coach que je suis un joueur important pour le PSG. » Du genre de ceux capables de marquer des buts comme ça ?

Quoi qu’il en soit, son sort semble scellé pour mercredi. C’est bien du banc que Pastore regardera ses camarades défier l’un des plus grands clubs d’Europe. Et il va sûrement falloir autre chose qu’une petite blague en passant pour que les choses changent. N’en déplaise à ses adorateurs.