A peine champions du monde, les frères Karabatic de retour devant la justice

HANDBALL La cour d'appel de Montpellier rend son verdict dans l'affaire des paris de 2012...

R.B. avec AFP
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Les frères Karabatic connaîtront le verdict de leur procès en appel le 1er février.
Les frères Karabatic connaîtront le verdict de leur procès en appel le 1er février. — PASCAL GUYOT / AFP

Après le sacre mondial des Bleus dimanche, retour à la case justice mercredi pour le hand français: les frères Karabatic et leurs 14 co-prévenus connaîtront le jugement de la cour d'appel de Montpellier dans l'affaire des paris liés à un match présumé truqué en 2012.

Les 16 prévenus sont accusés d'être impliqués dans des paris passés à hauteur de plus de 100.000 euros sur le résultat à la mi-temps d'un match disputé et perdu le 12 mai 2012 par Montpellier, où jouaient alors Nikola et Luka Karabatic, face au club de Cesson.

La justice soupçonne les joueurs montpelliérains d'avoir truqué le match pour remporter leurs paris. Montpellier, déjà sacré champion de France, était privé de plusieurs joueurs, dont les frères Karabatic, tandis que Cesson tentait d'éviter la relégation en division inférieure.

La superstar du hand mondial a toujours nié toute implication dans cette affaire. Son frère Luka, également membre de l'équipe de France, a en revanche reconnu avoir parié, tout comme les compagnes des deux joueurs, Géraldine Pillet et Jennifer Priez.

Fin novembre 2016, l'avocat général avait requis 40.000 euros d'amende contre les frères Karabatic, dénonçant «une fraude collective née dans les vestiaires» pour se constituer «une caisse noire». Bertrand Baboulenne avait réclamé des peines plus lourdes que celles infligées en première instance à Nikola (10.000 euros d'amende) et Luka Karabatic (15.000 euros).

Une peine d'amende de 40.000 euros a également été requise en appel à l'encontre des deux hommes considérés comme les pivots de l'affaire, le buraliste Nicolas Gillet et le joueur slovène Mladen Bojinovic. Des amendes allant de 10.000 euros avec sursis à 20.000 euros ont été requises pour les 12 autres prévenus, dont les compagnes des frères Karabatic.

En première instance, les prévenus avaient été condamnés à des peines allant de 1.500 à 30.000 euros d'amende. Ils encourent cinq ans de prison, 375.000 euros d'amende ainsi que l'interdiction d'exercer l'activité professionnelle ayant permis l'infraction.