Mondial de handball: Si vous n’avez pas vu France-Norvège en poule, voilà pourquoi cette finale s’annonce très tendue

HANDBALL Les Experts l'avaient emporté, mais ce match n'avait pas été simple du tout...

Nicolas Camus

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Sander Sogosen et la Norvège avaient bien embêté la France lors du match de poule entre les deux équipes, le 15 janvier 2017 à Nantes.
Sander Sogosen et la Norvège avaient bien embêté la France lors du match de poule entre les deux équipes, le 15 janvier 2017 à Nantes. — LOIC VENANCE / AFP

Loin de non l’idée de faire la fine bouche (ou alors un tout petit peu), mais une finale France-Croatie sur ce Mondial, ça aurait été mieux, non ? On aurait beaucoup aimé voir ces Croates tenter de prendre leur revanche de la finale 2009, quand les Français étaient venus gagner sur leurs terres malgré la pression monstre du public (hmmm, ce tête contre tête entre Karabatic et Balic…). En plus, ça nous aurait changé un peu. France-Norvège, on y a déjà eu droit en poule. Et le mauvais souvenir du Danemark, battu de trois buts à ce stade de la compétition aux Jeux de Rio avant de surprendre les Experts en finale, est encore frais. Au moins, on sait à quoi s’attendre. Petite séance de rattrapage, si vous n’avez pas vu ce match.

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Ça avait bien bastonné

Plus encore que la Suède, la Norvège présente une équipe de monstres physiques. Elle est l’une des rares qui n’a rien à envier à la France dans ce domaine. La base arrière culmine à un bon 1,95m de moyenne, pour un peu moins de 100 kg. Ça va changer de la Slovénie. A Nantes, le combat avait été rude. Sept suspensions pour deux minutes côté nordique, cinq du nôtre. Les arbitres, légèrement dépassés par les événements il est vrai, avaient finalement sorti un carton rouge de chaque côté (O’Sullivan et Fabregas), chose assez rare dans le handball. Et la petite friction générale au coup de sifflet final doit encore être dans toutes les têtes. Ça va être chaud dès les premières minutes.

Sander Sagosen est un vrai grand joueur

Nous lui avions consacré un portrait avant la rencontre de la première phase. Le demi-centre norvégien, 21 ans, est vraiment en train de devenir l’un des tout meilleurs du monde. Plutôt bien pris par les Français, il avait tout de même trouvé le moyen d’inscrire 7 buts et de délivrer 8 passes décisives. Un total tout à fait remarquable. Il n’a pas baissé de pied depuis, et présente avant la finale une feuille de stats solide avec 40 buts marqués (plus que tout joueur de la France). Attention également à sa relation avec Kristian Bjornsen, l’ailier droit qui est une sacrée gâchette.

Ces Norvégiens ont un sacré mental

Derrière au score tout le match, les Norvégiens n’avaient rien lâché lors du match de poule. C’est leur boulot, direz-vous, mais c’est la manière qui avait été marquante. Après un début de seconde période catastrophique (de -4 à la pause à -7 à la 37e), ils avaient redoublé d’intensité et entraîné de nombreuses pertes de balles françaises (13 au total !). L’écart final (31-28) a bien montré que les deux équipes n’étaient pas si éloignées. Et a sûrement achevé de convaincre les Norvégiens qu’ils avaient un bon coup à jouer dans cette finale où ils arrivent sans aucune pression.

« Les Français sont les grands favoris. Ils ont des joueurs de classe mondiale à chaque poste, et seront à domicile devant 16.000 spectateurs, dit le demi-centre au nom irlandais, Christian O’Sullivan. Mais on a montré dans la phase de poule que lorsque l’on joue bien, on a une chance. Je ne pense pas que ça pourrait être plus difficile, mais on aime le défi. » Voilà, tout le monde est prévenu comme ça. 

Bonus: Il ne faut pas quand même pas oublier que France-Norvège, ça avait aussi été ça

Un tir à la Mark Landers de Niko Karabatic qui renvoie le gardien adverse dans ses filets, lunettes de travers, et ce délicieux pastis servi par Titi Omeyer.