Mondial de handball: C’était quoi ce début de 8e de finale tout moisi les gars ?

HANDBALL La france a attendu 20 longues minutes avant de prendre les devants contre l'Islande...

N.C.

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Nikola Karabatic lors du 8e de finale du Mondial France-Islande, le 21 janvier 2017.
Nikola Karabatic lors du 8e de finale du Mondial France-Islande, le 21 janvier 2017. — ISA HARSIN/SIPA

On n’ira pas jusqu’à dire qu’on a peur, mais qu’on a été surpris, oui, sans aucun doute. Ce n’est pas que les Bleus devaient forcément prendre quatre buts d’avance dans les cinq premières minutes de ce 8e de finale contre l’Islande, ils restent des êtres humains. En revanche, les voir maladroits à ce point dans les transmissions et inefficaces, ça… Rapidement menés 3-0, ils ont couru derrière les Islandais pendant 20 longues minutes, avant de prendre enfin le contrôle de la partie.

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Les joueurs n’ont pas cherché à se cacher après la victoire, finalement acquise après une grosse seconde période (31-25). « Le début n’a pas été du tout idéal, c’est sûr, relève Ludovic Fabregas. C’est peut-être dû à l’environnement, au fait qu’on n’ait pas l’habitude de jouer devant 28.000 personnes. Et par rapport aussi au fait qu’on soit à domicile, que ce soit un match à élimination directe… Ce n’est plus du tout la même compétition. »

« C’est malheureusement normal, ajoute Guigou. On change d’atmosphère, et puis c’est spécial un match d’un premier contre un quatrième [de poule]. La pression est sur le premier, c’est toujours comme ça. Encore plus quand il joue à domicile. Le quatrième n’a rien à perdre et met tout dans son entame de match. » L’Islande a démarré fort, c’est vrai, mais elle a aussi été aidée par les nombreuses pertes de balle françaises.

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Même si les Bleus s’imaginaient à l’abri, la petite tension des matchs couperets a fait trembloter quelques mains. « Avec la peur de mal faire, on est en échec. Ce qui entraîne une certaine frustration, et encore plus d’échec », explique Cédric Sorhaindo. Heureusement que les Français ont su briser le cercle vicieux. Didier Dinart a poussé une petite gueulante lors du temps-mort posé après 12 minutes de jeu. « Qu’est-ce que je leur ai dit ? Je leur ai dit : "on savait que ça allait être dur, vous pensiez quoi ? Qu’ils allaient nous donner la rencontre ?" », raconte le coach.

Les choses remises en place, la fin de première période a été meilleure. Et le début de la seconde impérial pour, enfin, prendre le large. « L’important, c’est qu’on ne s’est pas affolé, dit Niko Karabatic. On a montré que sur des matchs comme ça où tout ne nous sourit pas forcément dès le début, on sait rebondir. On est revenu intelligemment, petit à petit. On a eu confiance en notre jeu, on a continué malgré nos échecs. Ça a payé. On n’a pas fait notre meilleur match mais on a maîtrisé notre sujet. » On va écouter le maître et se dire, maintenant que tout ça s’est bien terminé, que ça va leur servir pour la suite.