Super Ligue : L’Etat espagnol affirme son opposition au projet au Tribunal de l’UE

FOOTBALL C’est un soutien de poids supplémentaire sur lequel peut compter l’UEFA dans sa guerre contre le Real, le Barça et la Juve, les trois derniers clubs à ne pas lâcher le morceau sur la Super Ligue

A.L.G. avec AFP
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Les sécessionnistes du football en grande discussion.
Les sécessionnistes du football en grande discussion. — GERARD JULIEN / AFP

Les services juridiques de l’Etat espagnol ont envoyé un courrier au Tribunal de l’Union européenne pour affirmer l’opposition du gouvernement au projet de Super Ligue européenne, a indiqué mardi le Conseil supérieur de Sports (CSD) espagnol.

L’Espagne y précise officiellement sa position et « considère que, par le dialogue, il est possible de réfléchir à l’amélioration des compétitions mais toujours dans le cadre des structures déjà existantes », ont précisé des sources au CSD, l’équivalent du ministère des Sports en France.

L’Etat espagnol prend ainsi position en faveur de l’UEFA dans le litige qui l’oppose aux trois derniers clubs qui restent attaché au projet de Super Ligue européenne : la Juventus, mais surtout les deux poids lourds du championnat d’Espagne, le FC Barcelone et le Real Madrid.

Les « Douze Salopards » ne sont plus que trois

En avril, ces trois mastodontes du football européen avaient annoncé, avec neuf autres clubs, la création d’une Super Ligue, une compétition lucrative et privée basée sur le principe d’un championnat fermé, et vouée à supplanter la Ligue des champions. Fin septembre, l’UEFA a décidé d’annuler toutes les procédures disciplinaires engagées contre ceux que l’on a un temps appelés les « Douze Salopards ».

Les neuf clubs qui avaient officiellement quitté le projet (Tottenham, Arsenal, Man City, Man United, Chelsea, Liverpool, l’Atletico de Madrid, l’Inter et l’AC Milan), mais aussi les trois derniers mutins qui étaient toujours attachés au projet (le Real, la Juve et le Barça), que l’UEFA menaçait d’exclure des compétitions européennes. Un tribunal de commerce de Madrid avait demandé le 1er juillet à l’UEFA d'« annuler » ce qu’il considérait comme une « sanction déguisée » contre ces mêmes neuf clubs.