Espagne: Après 21 mois en détention provisoire, l'ex-président du Barça a été relaxé (faute de preuves)

FOOTBALL Sandro Rosell était dans le viseur de la justice espagnole dans une affaire de blanchiment

A.L.G. avec AFP

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Sandro Rosell, l'ancien président du Barça.
Sandro Rosell, l'ancien président du Barça. — Fernando VILLAR / POOL / AFP

L’ex-président du FC Barcelone Sandro Rosell a été relaxé faute de preuves dans une affaire de blanchiment qui lui avait valu 21 mois en détention provisoire, a annoncé mercredi la justice espagnole. Sandro Rosell et cinq autres personnes étaient accusés d’avoir blanchi des commissions liées à la vente de droits de diffusion de matches de la sélection brésilienne de football et d’un contrat publicitaire avec Nike portant au total sur près de 20 millions d’euros. Des accusations qui avaient justifié son placement en mai 2017 en détention provisoire, dont il n’était sorti que fin février 2019.

Le tribunal n’a pas suivi le parquet qui avait requis six ans de prison à l’encontre de l’ex-président du Barça (2010-2014), cinq ans pour Joan Besoli, un Andorran soupçonné d’être son homme de paille, et des peines de prison inférieures pour les quatre autres accusés dont la femme de Rosell. Les preuves présentées lors du procès n’ont pas été jugées suffisantes par le tribunal pour condamner les prévenus.

Des transferts d’argent douteux

Signé en 2006, le contrat au centre de cette affaire portait sur les droits télévisés de 24 matches amicaux de la Seleçao et avait été signé par l’ancien président de la Fédération brésilienne Ricardo Teixeira avec une société arabe basée aux îles Caïmans.

Sandro Rosell était accusé d’avoir vu transiter sur des comptes liés à sa personne ou à sa femme, près de 15 millions d’euros provenant de commissions illicites liées à la vente de ces droits télévisés. Selon l’accusation, il en aurait conservé environ 6,6 millions et reversé près de 8,4 millions à Ricardo Teixeira.

Cinq millions d’euros, liés au contrat publicitaire de la Seleçao avec Nike, multinationale pour laquelle Sandro Rosell avait auparavant travaillé au Brésil, avaient par ailleurs été versés sur un compte en Andorre qui lui était lié.

Sandro Rosell n’en a néanmoins pas fini avec la justice : il est dans l’attente d’être jugé pour corruption et escroquerie dans l’affaire du transfert de Neymar en 2013 au club catalan, et également poursuivi pour fraude fiscale.