«50% content et 50% déçu», Unai Emery le philosophe n'a pas l'air inquiet après la défaite du PSG

FOOTBALL Comme à son habitude, l'entraîneur parisien s'est montré très calme et mesuré...

A.L.G.

— 

Unai Emery en conférence de presse à la veille du match PSG-Celtic Glasgow en Ligue des champions, le 22 novembre 2017.
Unai Emery en conférence de presse à la veille du match PSG-Celtic Glasgow en Ligue des champions, le 22 novembre 2017. — FRANCK FIFE / AFP

Logiquement défait à Munich (3-1) par un Bayern bien plus sexy, le PSG a déçu mardi soir pour la finale du groupe B en Ligue des champions. Et si les Parisiens terminent tout de même en tête de leur groupe, l’impression qui domine après la rencontre est que les hommes d’Unai Emery sont passés à côté de leur deuxième grand test européen (après la victoire convaincante au match aller).

En conférence de presse, l’entraîneur basque du Paris Saint-Germain s’est transformé en Monsieur 50 %, expliquant être à la fois content et pas content. Nous voilà bien avancé.

« Notre premier objectif était de bien jouer et de gagner le match, notre deuxième était de conserver la tête du groupe. Donc je suis 50 % content et 50 % déçu. A 2-1, nous avons été plus près du 2-2 que du 3-1. Si nous concrétisons nos occasions c’est un autre match. Nous avons eu des opportunités pour inverser le résultat, mais nous ne les avons pas concrétisées. A 3-1 pour le Bayern, quand les joueurs ont vu qu’ils ne pouvaient pas changer le résultat, l’équipe a alors cherché à calmer le jeu, à avoir la maîtrise, et à garder une structure solide pour contenir le Bayern et assurer la première place du groupe. »

Pour Unai Emery, qui ne se dit pas préoccupé par la performance très moyenne de Neymar, cette défaite pourrait même avoir des vertues dans la perspective des huitièmes de finale : « Peut-être que c’est ce genre de matchs qui sera utile dans trois ou quatre mois. » C’est aussi ce qu’il avait dit après la remontada barcelonaise. On verra si le futur lui donnera raison, en attendant, le PSG a encore beaucoup de boulot devant lui avant de faire trembler l'Europe du foot.