Ligue 1: Pas de panique, on est sûr que Monaco va se remettre de cette leçon italienne

FOOTBALL L'ASM doit chasser la désillusion de mercredi pour se replonger dans le championnat, où le titre lui tend les bras...

N.C.
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Falcao et Mbappé doivent se relever après la défaite en demi-finale aller de la Ligue des champions face à la Juventus, le 3 mai 2017.
Falcao et Mbappé doivent se relever après la défaite en demi-finale aller de la Ligue des champions face à la Juventus, le 3 mai 2017. — Zemanek/BPI/Shutterstoc/SIPA

La Ligue des champions, c’est presque cuit. Battue 2-0 chez elle par la Juventus en demi-finale aller, mercredi soir, l’ASM a dit adieu, sauf miracle, à ses fous espoirs de voir Cardiff début juin. La désillusion est grande, évidemment. C’est un peu comme quand on est tiré d’un rêve agréable juste au moment où ça devenait vraiment intéressant. Mais on est sûr que Monaco s’en remettra.

« Il n’y avait pas d’abattement dans le vestiaire, assurait Tiémoué Bakayoko dans les couloirs du stade Louis II après la leçon italienne. On est tous déçu, mais on va faire front. On sait qu’on n’a pas évolué à notre meilleur niveau, mais on est tombé aussi contre une très grande équipe. On va passer à autre chose. »

« J’ai dit à mes joueurs que j’étais très fier d’eux, a fait savoir Leonardo Jardim après une bonne nuit de repos, jeudi. J’ai revu le match et cela aurait bien très bien se terminer sur un 2-2 ou 1-1. Le foot c’est comme ça. »

Pas le temps pour les regrets 

De toute façon, les Monégasques n’ont pas le temps pour les regrets. C’est qu’il y a un titre de champion à aller chercher en Ligue 1. Le déplacement à Nancy, dès samedi, est crucial. Les Lorrains sont certes 19e et représentent tout ce que les joueurs de Jardim aiment croquer cette saison, mais ils ne vont pas non plus leur offrir un massage gratuit pour les aider à récupérer avant le retour à Turin mardi prochain.



Tant mieux, les Monégasques ont besoin d’adversité. « On veut reprendre confiance à Nancy pour ensuite aborder le match retour plus libéré », indique Valère Germain. Ils pourraient. Avec trois points d’avance, potentiellement six avec le match en retard à jouer contre Saint-Etienne (le 17 mai), voire sept si on prend en compte la différence de buts, au soir de 36e journée, l’ASM aurait le droit de mettre le champagne au frais.

La demi-finale retour face à la Juventus représenterait alors un match qui ne pourrait que grandir encore tous ces jeunes joueurs - et même les quelques anciens, on a le respect des aînés -, un rendez-vous où rien de grave ne peut vous arriver, à part piétiner toute logique footballistique et marquer l’histoire. Tout va bien, en fait.