City-Monaco: Les dix réflexions qui nous sont venues à l’esprit pendant ce match de dingos

FOOTBALL On ne sait pas vous, mais nous on est passé par tous nos états tout au long du match...

Nicolas Camus

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Kylian Mbappé fête son but lors de Manchester City-Monaco (5-3) en 8e de finale aller de la Ligue des champions, le 21 février 2017.
Kylian Mbappé fête son but lors de Manchester City-Monaco (5-3) en 8e de finale aller de la Ligue des champions, le 21 février 2017. — Ryan Browne/BPI/Shutter/SIPA

De notre envoyé spécial à Manchester,

Dans son canap', au bar, au stade, tous ceux qui ont regardé ce Manchester City-Monaco (5-3) ne l’ont pas regretté. Qu’on soit déçu ou non du résultat final, on a vécu avec ce 8e de finale aller un beau petit moment de foot. On ne sait pas vous, mais nous on est passé par tous nos états pendant 90 minutes. Chronologiquement, ça a donné à peu près ça.

14e minute : « C’est possible de se faire encadrer le pied gauche de Bernardo Silva dans son salon ? »

Un râteau, une feinte de passe, un petit pont, une ouverture parfaite dans un espace que lui seul avait vu. En une action, le gaucher portugais a ridiculisé trois Mancuniens, envoyé Falcao au but et confirmé que la Ligue 1 allait perdre un immense talent l’été prochain. Courrez le voir jouer tant qu’il est encore temps.

20e : « Ils vont continuer longtemps comme ça à vouloir relancer court les Anglais ? »

Ce n’est pas qu’on se plaignait, mais pendant toute la première période, le gardien mancunien Caballero a passé son temps à relancer court vers ses défenseurs centraux, qui ne savaient jamais quoi faire du ballon. C’en était presque gênant, ces efforts pour jouer au sol qui se terminaient inlassablement par une récupération monégasque en milieu de terrain. Consigne de Guardiola, bien sûr, mais on n’a pas compris pourquoi les Citizens n’ont jamais essayé de changer un peu. D’ailleurs, ça a coûté le premier but de Falcao.

40e : « Jardim, t’es un génie »

Bah oui, il fallait le faire, quand même, titulariser un gamin de 18 ans pour la première en Ligue des champions sur ce match-là. Le coach de l’ASM n’a pas hésité et Kylian Mbappé lui a bien rendu en marquant son premier but dans la compétition. Le deuxième plus jeune joueur français à le faire, derrière Karim Benzema.

49e : « Il est gentil quand même cet arbitre »

Déjà, quand en première période, quand il a refusé d’accorder un penalty à Aguero alors que Subasic l’avait clairement accroché, on s’est que dit que ce M. Lahoz ne voulait pas que du mal à Monaco. Alors quand l’Espagnol a fini par siffler en faveur de Falcao suite à une action bien plus litigieuse juste après la pause, on s’est limite senti embarrassé. Enfin pendant deux bonnes secondes, quoi.

50e : « Falcaoooooooooo sérieuuuuuuuuuuuux mais c’est quoi ce peno ??»

Huit ans pour se décider à tirer, une course d’élan pas nette, une frappe d’une mollesse désespérante même pas bien placée… Mon dieu que ce pénalty est horrible. Mais ça va, c’est pas comme si Monaco aurait pu mener 3-1 à l’extérieur dès le retour des vestiaires.

61e : Falcaoooooooooo mon héroooooooos mais c’est quoi ce but ??

Quand on l’a vu lancé en profondeur au départ de l’action, on a regretté que ce ne soit pas Mbappé à sa place. Et puis le Colombien nous a fait fermer notre bouche. Il a pris le ballon, fait joujou avec Stones et lobé Caballero d’un amour de lob tout en finesse pour conclure. What a f****** goal.

70e : « Mais il était pas censé être nul Aguero ? »

Ça n’allait pas très fort pour l’Argentin depuis le début de l’année 2017. Critiqué, mis sur le banc trois matchs consécutifs (une première pour lui à City) pour faire de la place à la recrue brésilienne Gabriel Jesus, il a profité de la blessure de ce dernier pour retrouver sa place. Son doublé dans ce 8e de finale aller remet les choses à leur place. Avec l’ovation du public à sa sortie en prime.

82e : « C’est quoi déjà le record de buts pour un 8e de finale de Ligue des champions ? »

On en a vu des grosses taules en phase de poules (8-4 pour Dortmund cette saison face au Legia, par exemple), mais huit buts dans un match en aller-retour, c’est vraiment du lourd. Le seul à avoir fait mieux qui nous revient en tête là, comme ça, c’est le 7-2 claqué par Lyon au Werder Brême en 8e de finale retour en 2005. Pas sûr qu’il y en ait eu d’autres (dans la version moderne de la C1 bien sûr).

83e : « Ce serait le plus beau match de ces dernières années en Ligue des champions ? »

Alors d’un point de vue défensif, non, c’est sûr. Mais quel pied. Des buts, des retournements de situation, du péno raté, de l’intensité en veux-tu en voilà. Chacun le placera où il le veut dans sa hiérarchie, mais bon sang que c’était beau.

85e : « Et on fait comment pour écrire un truc qui tienne la route sur ce match, nous, maintenant ? »

Ce match était un bonheur pour tout le monde. C’est juste un peu pénible quand on a un compte rendu à peu près cohérent à écrire pour le coup de sifllet final. Mais on recommence quand vous voulez.